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À Abidjan, des incidents émaillent l’adieu national à DJ Arafat, star du coupé-décalé

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Des policiers protègent le cimetière de Williamsville, à Abidjan, lors des funérailles de DJ Arafat le 31 août..
Des policiers protègent le cimetière de Williamsville, à Abidjan, lors des funérailles de DJ Arafat le 31 août..Sia Kambou/ AFP

Des incidents ont troublé samedi à Abidjan l’hommage rendu par des dizaines de milliers de fans au très populaire chanteur ivoirien DJ Arafat, mort dans un accident de moto à 33 ans.

L’hommage final a été gâché par quelques fans. Des incidents ont troublé, samedi 31 août, à Abidjan, l’adieu des dizaines de milliers d’admirateurs au chanteur ivoirien DJ Arafat, l’un des artistes les plus populaires d’Afrique de l’Ouest, mort dans un accident de moto à 33 ans.

>> À lire : La Côte d’Ivoire rend un dernier hommage à DJ Arafat, le roi du coupé-décalé

Alors que la cérémonie d’hommage exceptionnelle, à la fois empreinte de joie et d’émotion, s’était déroulée sans problème toute la nuit dans le plus grand stade du pays, des fans ont gâché la fête au matin en ouvrant la tombe et le cercueil du chanteur peu après son inhumation.

Sur des photos et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on pouvait voir une foule de jeunes, agités et vociférants ,qui prenaient en photo sa dépouille.

“Nous avons voulu voir le corps de notre idole avant la fermeture du tombeau”, a expliqué un fan à un journaliste de l’AFP.

Les policiers qui surveillaient la tombe ont été débordés par la foule de ceux qui n’avaient pu suivre la cérémonie au stade, a expliqué une source policière.

Échauffourés aux abords du cimetière

Auparavant, des échauffourées avaient éclaté aux abords du cimetière entre la police et des fans mécontents d’être tenus à l’écart de l’enterrement, qui s’est déroulé dans l’intimité.

Vers midi, des troubles étaient toujours en cours à Adjamé, selon une source sécuritaire et un journaliste de l’AFP qui a vu des barricades et des pneus enflammés dans une artère menant au cimetière.

Lors de la nuit d’hommage musical au roi du “coupé-décalé”, de nombreuses stars africaines ont chanté sur scène pour saluer sa mémoire: Davido, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa, Serge Beynaud…

“Daishinkan”, pour ses fans (en référence à un superhéros de BD), est mort le 12 août des suites d’un accident de moto à Abidjan. Sa musique au rythme endiablé, à la fois genre et attitude, est née en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes puis s’est popularisée dans toute l’Afrique.

Formé sur le tas

Après une nuit de musique et de danse, la dépouille du chanteur est arrivée au stade Félix Houphouët-Boigny au lever du jour, pour un dernier adieu, saluée par les applaudissements de la foule.

Quelque 6 500 policiers avaient été déployés pour assurer la sécurité de la cérémonie, retransmise en direct par la radio-télévision publique et sur des écrans géants.

Né d’un père ingénieur du son réputé et d’une mère chanteuse, DJ Arafat s’était formé à la musique sur le tas. DJ dans les maquis (bars) de la rue Princesse à Yopougon, le grand lieu de la fête à Abidjan, il avait percé avec “Jonathan” en 2003, avant d’enchaîner les tubes pendant 15 ans: “Kpangor” (2005), Djessimidjeka (2012), Maplorly (2015), Dosabado (2018).

DJ Arafat avait été désigné “meilleur artiste de l’année” aux awards du coupé-décalé en 2016 et 2017. Il avait aussi été distingué en 2012 “meilleur artiste africain” au Kora Music Awards, des récompenses musicales panafricaines.

Avec AFP

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