Conseil de sécurité: copieux programme, surtout sur l’Afrique, pour la présidence américaine

NEW YORK, NY - MARCH 12: United Nations diplomats meet during a UN Security Council meeting on the situation in Syria at the United Nations on March 12, 2018 in New York City. United States Ambassador to the UN, Nikki Haley, asked the council to demand a 30 day cease fire in Syria's eastern Ghouta and stated that the United States is prepared to act on the worsening situation in Syria if the Security Council wont. Spencer Platt/Getty Images/AFP

Linda Thomas-Greenfield, la nouvelle ambassadrice des États-Unis à l’ONU était face à la presse hier lundi. Son pays préside en mars le Conseil de sécurité. Elle a annoncé que de nombreux sujets d’actualité concernant l’Afrique seraient au programme du Conseil d’ici la fin du mois.

Le mandat de la Minuss, la mission de l’ONU au Sud-Soudan, devrait être renouvelé d’ici deux semaines. La situation au Soudan sera aussi examinée, et notamment le retrait annoncé de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine au Darfour, la Minuad. Enfin, le Conseil devrait adopter une résolution renouvelant la mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom.

Par ailleurs, concernant le Sahel, l’ambassadrice américaine s’est dite profondément choquée par l’enlèvement des 300 jeunes filles au Nigeria la semaine passée ; et alors que certains pays anticipent le renouvellement de la Minusma au Mali dans trois mois, et commencent à faire campagne pour octroyer un mandat plus robuste à la mission de maintien de la paix, Linda Thomas-Greenfield a indiqué que l’administration Biden, contrairement à la précédente, n’était pas fermée à une évolution. « Nous allons réfléchir avec nos collègues du Conseil de sécurité pour voir comment on peut travailler mieux, et rendre la Minusma plus efficace sur le terrain. Je sais que c’est l’une des préoccupations majeures des Français, et je pense qu’ils mèneront les discussions pro-activement. Et oui, nous y participeront. »

Enfin, les Etats-Unis ont assuré qu’ils continueraient à suivre de près les situations en Éthiopie et au Yémen. Deux terrains de crise que la présidence du Conseil abordera aussi sous les angles de la crise humanitaire et de la famine.

rfi