Guinée: la mise en garde des autorités suite à la hausse du carburant

Parmi les mesures d’accompagnement mises en place par le gouvernement figure en bonne place l’interdiction formelle à tout agent de la force publique de racketter les chauffeurs et autres transporteurs à travers tout le pays.

Mais le mal est profond, donc difficile à éradiquer. Mamadou Camara, directeur général adjoint de la police met les points sur les « i ». « Les tracasseries et rançonnages persistent au niveau de certains barrages. A cet effet il est rappelé qu’en dehors de trois barrages filtrants et quatre points de contrôle stratégiques, (la mise en place) de tout autre barrage reste formellement interdite. Tout agent de quelque service que ce soit qui sera surpris en train de percevoir de l’argent avec un usager sera démis de ses fonctions et traduit en justice ».

Et quelle est la mission de ces barrages filtrants ?

Le porte-parole de la sécurité nous en dit plus. « La détection des armes et munitions, des produits de contrebande, de la drogue, la recherche et l’identification des malfaiteurs et autres coupeurs de route, et la traite des enfants ».

Contre les agents indélicats, le ministre de la sécurité Damantang Albert Camara prévient. « Je peux vous dire qu’il y a un engagement très fort à tous les niveaux pour que cela cesse : infraction ou pas infraction, il n’y a pas d’argent à payer ici, il faut que ça soit clair pour tout le monde ».

Suite à cette augmentation du prix du carburant à la pompe, des échauffourées ont éclaté hier entre manifestants mécontent et forces de l’ordre dans certains quartiers de la banlieue de Conakry.

RFI