Le Real Madrid bat l’Espanyol et devance le Barça de deux points

Le Real Madrid de Zinedine Zidane a disposé de l’Espanyol Barcelone et possède désormais deux longueurs d’avance sur le Barça en tête de la Liga.

Sans briller mais grâce à une inspiration géniale d’un Karim Benzema passeur décisif, le Real Madrid de Zinédine Zidane s’est offert un précieux succès sur la pelouse de l’Espanyol Barcelone (0-1). Une victoire qui lui permet de prendre deux longueurs d’avance sur le Barça en tête de la Liga.

Une victoire de (futur) champion

D’aucuns l’avaient peut-être oublié suite à la série parfaite du Real Madrid depuis la reprise mais l’équipe de Zinédine Zidane n’avait remporté qu’un seul de ses trois derniers matches à l’extérieur au moment de se rendre à Barcelone pour y défier l’Espanyol. D’aucuns pensaient probablement également que la lanterne rouge de la Liga n’existerait pas face à une Maison Blanche en mode rouleau compresseur, ces dernières semaines. Si Dani Carvajal n’avait pas sauvé les siens en début de rencontre (3e), tous ces pronostics auraient peut-être volés en éclat. Même chose si Karim Benzema ne s’était pas rappelé au bon souvenir de la délicieuse passe décisive de Guti dont il avait été l’heureux bénéficiaire un soir de janvier… 2010. En imitant l’Espagnol dix ans plus tard, c’est lui qui permettait à Casemiro de sortir le Real de la torpeur (45e). Car c’est bien de cela que l’on parle : quarante-cinq minutes durant, les hommes du fraichement nommé Francisco Rufete firent jeu égal avec ceux de Zidane. À la pause, les Merengue étaient cependant de nouveau bel et bien seuls aux commandes du Championnat d’Espagne.

À ce moment-là, on imaginait facilement la meilleure défense de la péninsule ibérique gérer tranquillement la suite des opérations. Et de surprise il n’y a cette fois pas eu. Dès la 50e, Benzema était d’ailleurs tout proche de doubler la mise sur un bon centre d’Isco. Une occasion qui ne donnait toutefois pas vraiment le ton du second acte, le Real ayant ce dimanche soir été plus prompt à assurer l’essentiel qu’à réciter son football. À tel point que les entrées de Vinicius et de Rodrygo à la place des discrets Isco et Eden Hazard passèrent presque inaperçues. Mais si Zidane aura certainement des choses à redire au moment de débriefer la rencontre, gageons que le Français saura aussi et surtout savourer un précieux succès acquis dans la cité du rival de toujours. Un rival barcelonais qui compte désormais deux longueurs de retard en plus d’un goal-average particulier défavorable.

Casemiro tout terrain

Cinq sur dix. À la pause, le Brésilien avait été à l’origine de 50% des tirs du Real sur la pelouse de l’Espanyol ! Ajoutez à cela un but précieux (le 4e de sa saison) au meilleur des moments, une activité défensive de tous les instants, des fautes tactiques qui permettent à une défense de mieux respirer et vous obtenez un match de taulier. Un match tout terrain, donc, dans la lignée des dernières sorties d’une sentinelle qui n’a définitivement pas (ou peu) d’équivalent sur la planète foot.

Le duo RDT-Wu Lei en difficulté

Les deux auraient pu se muer en passeur décisif durant les cinq premières minutes, semant le trouble dans la (meilleure) défense d’Espagne. Les deux ont également de nouveau pu mesurer combien il était dur pour un attaquant de briller dans une équipe qui ne gagne presque jamais. Et s’ils ont dû prendre du plaisir au fil de la jolie première période de leur équipe, Raul De Tomas et Wu Lei ont aussi et surtout passé le reste de leur match à regarder les leurs défendre. Dur.