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L’ex-président soudanais Omar el-Béchir inculpé pour possession illégale de fonds étrangers

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Des portraits d'Omar el-Béchir, lors d'une manifestation à Khartoum, le 4 mars 2019.
Des portraits d’Omar el-Béchir, lors d’une manifestation à Khartoum, le 4 mars 2019.Ashraf Shazly, AFP

Un tribunal de Khartoum a inculpé samedi l’ancien président soudanais Omar el-Béchir pour possession illégale de fonds étrangers et utilisation frauduleuse de ces fonds, après une saisie à son domicile.

L’ancien président soudanais Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 avril après 30 ans au pouvoir, a été inculpé samedi 31 août par un tribunal de Khartoum pour possession illégale de fonds étrangers et utilisation frauduleuse de ces fonds, a indiqué un juge.

Les autorités “ont saisi 6,9 millions d’euros, 351 770 dollars et 5,7 millions de livres soudanaises au domicile d’Omar el-Béchir, illégalement entrés en sa possession et utilisés”, a précisé le juge Al-Sadiq Abdelrahman.

Selon le juge, l’ancien président encourt jusqu’à 10 ans de prison pour l’acquisition de ces fonds, et jusqu’à trois ans pour les transactions illégales.

Le procès du président déchu s’est ouvert le 19 août, deux jours après la signature d’un accord entre les militaires au pouvoir depuis sa chute et les meneurs de la contestation sur une période de transition.

>> À lire : Omar el-Bechir, l’ex-président soudanais déchu devant la justice pour corruption

Interrogé pour la première fois par le tribunal, Omar el-Béchir a reconnu devant la cour avoir reçu 25 millions de dollars du prince Mohammed ben Salman, héritier du trône saoudien, et des fonds en provenance d’autres sources, tout en assurant ne pas avoir dépensé l’argent à des fins personnelles.

L’ancien chef de l’État nie les charges à son encontre, a souligné un avocat de la défense. Le président du tribunal a rejeté une demande de remise en
liberté sous caution de l’ex-président.

La prochaine audience a été fixée au 7 septembre, pour fixer la durée de sa détention préventive.

Une autre procédure a été ouverte à son encontre en mai dernier sur son implication présumée dans la mort de manifestants au début du mouvement de contestation, en décembre 2018.

Avec AFP et Reuters

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