Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés ce mardi à Brazzaville pour célébrer la décision africaine de soutenir la France

Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés ce mardi à Brazzaville pour célébrer la décision africaine de soutenir la France.

Des Etats africains célébrent mardi à Brazzaville, l’appel du 18 juin 1940 .

Le 18 juin 1940, le Général De gaulle lance en direction du monde entier un appel à la résistance.

La France en pleine occupation allemande demande aux autres Etats, notamment africains de l’aider à faire face à cette invasion.

Ainsi, le 24 octobre 1940, lors d ‘un périple africain, le « chef de la France libre » arrive à Brazzaville qu’il a érigé en capitale de la France libre.

Le 27 octobre de la même année , il annonce la création, dans le manifeste dit « de Brazzaville’, d’un Conseil de Défense de l’Empire, qui allait incarner cette France libre.

L’Afrique Équatoriale française (AEF) et le Cameroun se rallient à l’appel du Général De gaulle.

Cinq chefs d’État du Congo, de la République démocratique du Congo, de la Centrafrique et du Tchad ainsi qu’une délégation française conduite par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian participent ce 27 octobre à une cérémonie à Brazzaville.

Le chef de la diplomatie française appelle l’Afrique et la France à « faire bloc ensemble » face aux « tentatives de prédation » et à la « rivalité des puissances » et à se donner à nouveau un « destin commun ».

« La meilleure manière de faire bloc, c’est de nous retrouver une fois encore autour de ce modèle que des Français et des Africains, après le manifeste du général de Gaulle, défendent ensemble depuis Brazzaville il y a 80 ans », souligne-t-il.

Jean-Yves Le Drian déplore que « cette mémoire commune » autour du manifeste de Brazzaville ait été si « longtemps occultée » et appelle à construire des « mémoires partagées », au-delà des « malentendus », afin de « garantir une relation qui ait du sens ».

Le président tchadien Idriss Deby pour sa part, salue cette main tendue tout en appelant à « faire plus et mieux » pour lutter contre la menace djihadiste au Sahel ou la pauvreté.

« Il est urgent de mettre l’accent sur une conjugaison de forces et de moyens entre nos États et la France en intégrant les variables liées à nos avantages comparatifs (…). L’avenir de l’Afrique, c’est aussi l’avenir de la France », indique Idriss Deby.

bbc