Tripoli : des migrantes victimes d’agressions sexuelles dans les centres de détentions tentent de se suicider

Des femmes migrantes victimes d’agression sexuelles dans des centres de détentions de Sharah Zawiya, à Tripoli. C’est un constat du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits humains. Ces femmes désemparées, selon l’institution onusienne, s’adonnent à des tentatives de suicide. Ces migrantes enfermées dans cette prison, décrite comme un « centre d’hébergement pour personnes vulnérables » par les autorités libyennes, y sont victimes de violences sexuelles commises par leurs gardiens.

C’est un aspect de l’enfer libyen rarement exposé au grand jour. Pourtant, l’ampleur des violences sexuelles commises en Libye sur les migrants est considérable. Dans certains centres de détention de ce pays en proie au chaos, les agressions sexuelles sur les femmes migrantes sont quasi-systématiques.

Dans un tweet publié mardi dernier, le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits humains (HCDH) révélait que plusieurs tentatives de suicide avaient été commises dans le centre de détention de Sharah Zawiya, à Tripoli. Ce centre géré par le département libyen de lutte contre la migration illégale (DCIM, selon l’acronyme anglais), sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, est censé être réservé aux « populations vulnérables ». Mais les femmes et les enfants qui y sont enfermés sont privés de leurs mouvements et surveillés uniquement par des hommes. Les femmes doivent notamment demander la permission aux gardes d’aller aux toilettes. C’est souvent là qu’ont lieu les agressions. « Un homme est entré dans les toilettes et a essayé de violer l’une d’entre elles »
Le HCDH a pu entrer en contact avec un groupe de sept jeunes femmes somaliennes, âgées de 16 à 18 ans, qui ont été enfermées à Sharah Zawiya. « Deux d’entre elles ont tenté de se suicider après avoir été victimes d’agressions dans leur cellule ou aux toilettes », assure une source du HCDH à InfoMigrants.

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