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“Free pussies”, elles ont décidé de laisser leur culotte au placard

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L’été, ou même à d’autres saisons de l’année, elles s’autorisent à sortir de temps à autre sans culotte. Elles nous ont expliqué quel a été leur déclic pour se lancer et pourquoi elles aiment tant pratiquer.

Crédit Getty
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“La première fois que j’ai décidé de ne pas porter de culotte pour aller dehors, c’était pour ne pas avoir de marque sous une longue robe moulante”, raconte Anita, une Toulousaine de 36 ans. La jeune femme a alors trouvé l’expérience si agréable qu’elle a rapidement eu envie de la reproduire, même en l’absence de vêtements serrés. L’été, elle ose depuis délaisser la culotte lorsqu’elle arbore des “robes, des jupes, des sarouel et autres tenues larges”. “Je ne le fais en revanche jamais sous un jean ou un legging, car hygiéniquement parlant, cela perdrait en sens”, explique celle qui abandonne la pratique l’hiver.
“L’été, je n’ai plus jamais de mycoses”

La trentenaire n’y voit que des avantages, aussi bien du point de vue du confort que de celui de la santé. “Je me sens plus fraîche, je n’ai pas cette sensation d’avoir mariné toute la journée dans une petite culotte. Puis qu’est-ce qu’on se sent mieux sans élastiques ou ficelles !”. La Toulousaine a d’ailleurs eu le bonheur de voir sa tendance aux mycoses à répétition disparaître : “Je n’en ai plus jamais. Ma gynéco m’avait dit qu’en été, nous étions plus sujettes aux déséquilibres de la flore vaginale à cause de la température et des matières de nos sous-vêtements”. Pour elle, cela s’est vérifié. Déjà petite, Anita était habituée à ne pas porter de culotte en continu, sur les conseils de sa mère. Elle l’ôtait la nuit pour dormir.

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A raison, à en croire l’infectiologue et andrologue Jean-Marc Bohbot, qui confiait en 2018 à Madame Figaro que “la culotte peut favoriser la transition des germes qui viennent de l’intestin […] vers la vulve, et donc causer des infections urinaires”. Malgré les bienfaits avérés pour la santé, de longues années auront été nécessaires à Anita pour transposer cette pratique nocturne en journée. Il faut dire que les idées reçues et les peurs à ce sujet ont la dent dure.

42% des femmes sont déjà sorties sans culotte

Karine, qui ne se voit pas sortir de chez elle sans culotte, invoque des arguments fréquemment avancés. Comme beaucoup de femmes, la quadragénaire perçoit le petit bout de tissu couvrant son sexe comme une protection. “Psychologiquement parlant, sortir sans culotte me donnerait l’impression d’être sans défense et à la merci de tous les hommes”, explique la Parisienne. “Sans compter que si cela se voyait, j’aurais vraiment le sentiment d’être une fille très ouverte, si vous voyez ce que je veux dire…”. Pourtant, 42% des femmes sont déjà sorties sans culotte d’après un sondage de la plateforme de vente de lingerie LemonCurve réalisé en 2014 auprès de 7000 femmes. Une petite moitié dont Hélène, 38 ans, fait partie. Pour elle, la première fois a plutôt pris la forme d’un “accident”.

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Alors qu’elle se rhabillait après une séance de natation à la piscine, la mère de famille a réalisé qu’elle avait oublié d’apporter une culotte de rechange. C’est donc nue sous son pantalon en lin qu’elle dut rentrer chez elle. Une vraie révélation : “je n’ai pas ressenti de gêne et ai tout de suite été à l’aise, à tel point que je suis ensuite restée comme cela toute la soirée ! Ce qui m’a plu, c’est de ne rien sentir sur ma peau, j’ai ressenti immédiatement un sentiment de liberté”.

“Des motivations différentes”

S’il “aurait été impensable pour [elle] de sortir sans culotte” avant cet incident, Hélène y a vite trouvé de grands avantages pratiques. “Quand on ne porte pas de culotte, l’aération est optimale et on n’a plus à se soucier d’accorder cette dernière avec son soutien-gorge par exemple !”, affirme-t-elle. Sans compter que cela permet de limiter la fréquence de lessives, un argument non-négligeable pour certaines.

La trentenaire n’y voit pas de démarche féministe et encore moins de considération sexuelle. Mais ce n’est pas le cas de toutes les “free pussies”. Si Virginie, 22 ans, a elle aussi adopté la pratique, c’est en effet au contraire pour le jeu érotique que cela permet. “Quand on sort sans culotte ou sans string et qu’on porte une jupe ou autres, on ressent le vent venir chatouiller notre sexe, c’est très plaisant. J’aime aussi quand les hommes me regardent monter les escaliers alors que je suis dans cette tenue”. Celle qui a commencé jeune invoque une libido élevée pour expliquer sa démarche. A chaque “sans culotte”, sa motivation personnelle donc.

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