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Traiter son cholestérol dès la quarantaine réduit le risque de maladies cardiovasculaires

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Traiter le plus tôt possible les personnes jeunes avec un taux de mauvais cholestérol élevé serait une méthode d’intervention efficace pour le réduire significativement et ainsi prévenir le risque de crise cardiaque ou d’AVC plus tard dans la vie, selon une récente étude.

_© iStock

Le cholestérol est un lipide essentiel à l’organisme : il compose et maintient la structure des membranes des cellules de notre corps et joue un rôle dans la synthèse de certaines hormones. Mais il est connu que l’excès de cholestérol est néfaste pour la santé car il peut conduire sur le long terme à un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral, d’où l’importance de contrôler régulièrement ses taux de cholestérol en effectuant un bilan lipidique. Comme l’explique la Fédération française de cardiologie, ce bilan via une prise de sang évalue les taux de cholestérol HDL, de cholestérol LDL (mauvais cholestérol), de cholestérol total et de triglycérides.

Etant donné que l’hypercholestérolémie se développe dans le plus grand silence, sans aucun symptôme visible, il est indispensable de l’effectuer régulièrement : tous les 5 ans pour une personne en bonne santé. Des chercheurs des universités de Hambourg et de Belfast rappellent l’importance de traiter cette condition le plus tôt possible pour éviter au mieux les risques de crise cardiaque et d’AVC. Leur étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet recommande ainsi que ce bilan soit réalisé même avant l’âge de 45 ans. Cette étude est décrite comme la revue “la plus complète” du genre couvrant près de 400 000 patients pendant plus de 40 ans.

Une méthode de prévention contre le risque d’athérosclérose

Les chercheurs ont conclu que les hommes de moins de 45 ans avec un niveau de mauvais cholestérol un peu élevé et présentant au moins deux facteurs de risques de maladies cardiovasculaires tels que le tabac et l’obésité avaient une probabilité de 29 % d’accident cardiovasculaire avant l’âge de 75 ans. Pour les femmes ce risque était élevé à hauteur de 16%. Si leur taux de « mauvais » cholestérol était réduit de moitié, généralement grâce à la prise de statines, le risque chez les hommes diminuait à 6,0% et chez les femmes à 4,0%. Les lipoprotéines de faible densité (LDL), qui font référence au mauvais cholestérol, distribuent l’excès de cholestérol aux différents organes.

A terme cela « favorise le dépôt lipidique sur la paroi des artères donc l’apparition de plaques d’athérosclérose », précise la Fédération française de cardiologie qui estime que le taux de cholestérol LDL ne doit pas dépasser 1,6 g/L. Mais ce chiffre peut être revu à la baisse en fonction du sexe du patient, de son âge, de son indice de masse corporelle, de ses antécédents familiaux et d’autres facteurs de risque connus. En outre, l’étude a montré que ce type d’intervention précoce pour réduire le niveau de mauvais cholestérol pourrait inverser les premiers signes d’athérosclérose, soit le rétrécissement des artères causé par l’accumulation de graisse, de calcium et de cholestérol.

Pour les chercheurs, ces résultats suggèrent que ce n’est pas seulement le niveau de cholestérol mais la durée d’exposition à un cholestérol élevé qui met la santé à risque. Si d’autres études doivent être menées avant de mettre au point des recommandations médicales, ils estiment que la question d’une médication sur long terme se pose. « La manière exacte de réduire efficacement le cholestérol chez les jeunes et de savoir s’ils auraient besoin de prendre des médicaments pendant des décennies pour le faire n’est pas explorée dans l’étude, mais il serait important de considérer que ces résultats puissent être inclus dans le futur dans les conseils médicaux », conclut un commentaire indépendant sur l’étude.

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