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Antonio Guterres en visite en RDC sur le front d’Ebola

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Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (image d’illustration).
© REUTERS/Denis Balibouse/File photo

Antonio Guterres entame une visite de trois jours en RDC. Pour sa première venue dans le pays en tant que secrétaire général de l’ONU, il se rendra dans l’est du pays, touché par l’épidémie d’Ebola et en proie à la violence des groupes armés.

Le cap des 2 000 morts est franchi, un nouveau cas a été détecté jeudi en Ouganda : les derniers développements sur le front d’Ebola inquiètent.

Dimanche Antonio Guterres se rendra donc à Beni et à Mangina d’où est partie cette épidémie. L’occasion d’évaluer la situation de l’épidémie et surtout d’afficher son soutien aux équipes en première ligne dans la lutte contre la maladie qui affrontent toujours beaucoup de résistance d’une partie de la population et de plaider pour que les financements ne s’essoufflent pas.

António Guterres

@antonioguterres

Ebola a déjà tué 2000 personnes en République démocratique du Congo. Demain je me rends dans les zones impactées par le virus pour exprimer ma solidarité avec les victimes, leurs familles, le peuple congolais et tous ceux qui courageusement luttent pour éradiquer cette épidémie. https://twitter.com/antonioguterres/status/1167460654011355137 

António Guterres

@antonioguterres

Ebola has already killed 2,000 people in the Democratic Republic of the Congo.

Tomorrow I’m traveling to the impacted areas in the country to express my solidarity with the victims, their families, the Congolese people & those courageously fighting to eradicate this epidemic.

Près de 2 000 civils tués par les groupes armés en un an

Avant cela, le secrétaire général des Nations unies fait escale ce samedi à Goma, la capitale du Nord-Kivu, où il sera question de la crise humanitaire qui ne se résorbe pas et du défi sécuritaire et de son corollaire, celui de la protection des civils, au cœur du mandat de la Monusco. Selon un récent rapport du GEC, le groupe d’études sur le Congo, 130 groupes armés opèrent toujours dans l’est de la RDC et ont tué 1 900 civils en deux ans.

La question du désarmement des ex-combattants sera également évoquée. Entre 2 000 et 3 000 se seraient rendus ou aurait exprimé l’intention de le faire depuis le début de l’année, mais il n’existe à l’heure actuelle aucun programme de démobilisation fonctionnel. Et pour l’ONU qui réfléchît à sa stratégie de retrait de la RDC, c’est une priorité.

Soutien au président Tshisekedi

La journée de lundi à Kinshasa sera la plus politique. En juillet 2018, Antonio Guterres avait dû annuler sa venue à la dernière minute sur fond de tensions avec l’ex-président Joseph Kabila.

Cette fois, en plus du président Félix Tshisekedi, le secrétaire général de l’ONU rencontrera notamment le Premier ministre et la présidente de l’Assemblée nationale. L’occasion d’afficher son soutien aux nouvelles autorités, mais aussi de plaider pour que chacun s’implique pour préserver les « acquis de la transition politique » dont on reconnaît à l’ONU qu’elle reste encore « fragile ».

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