Coup d’Etat en Afrique de l’Ouest : Souleymane Bachir Diagne épouse l’idée de Georges Weah

En Guinée, on a parlé d’un « mandat de trop » d’Alpha Condé. En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a entamé un troisième mandat et, au Sénégal, certains évoquent la possibilité que Macky Sall se présente une nouvelle fois en 2024. Or, certains observateurs estiment que c’est le 3e mandat, souvent légitimé après un tripatouillage constitutionnel, qui est à l’origine des coups d’État. Face à cette situation, le philosophe Souleymane Bachir Diagne préconise l’idée du président Libérien. ‘’ La solution pourrait être celle que préconise le président libérien George Weah : il plaide pour que la Cedeao se porte garant de la limitation du nombre de mandats. Ajouter des critères de convergence démocratiques aux critères de convergence économique est indispensable’’, a-t-il noté. Toutefois, Souleymane Bachir Diagne appelle à faire un distingo entre le troisième mandat d’Alpha Condé et celui d’Alassane Ouattara. ‘’Dans le cas du président ivoirien, ses partisans expliquent qu’il a pu briguer un troisième mandat parce que la Constitution le lui permettait, puisque la réforme adoptée en 2020 n’est pas rétroactive. On peut trouver l’explication paradoxale, mais elle a le mérite de mettre la Constitution au cœur du débat. Dans le cas d’Alpha Condé, c’est le contraire : il a décidé de faire une réforme constitutionnelle via un référendum. Cela a été un passage en force, dans le but non avoué de briguer un troisième mandat, même si personne n’était dupe’’, a-t-il déclaré.

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