L’envoyé spécial de la France pour le Sahel achève sa visite en Mauritanie

Secrétariat permanent du G5 Sahel à Nouakchott en Mauritanie. (image d'illustration)
Secrétariat permanent du G5 Sahel à Nouakchott en Mauritanie. (image d’illustration) RFI/Paulina Zidi

Christophe Bigot a achevé mercredi soir une visite de trois jours en Mauritanie. Un séjour consacré aux préparatifs du prochain sommet du G5 Sahel à Nouakchott. La capitale mauritanienne va également accueillir la première Assemblée générale de l’Alliance pour le Sahel. Une rencontre qui sera consacrée aux questions de développement.

Avec notre correspondant à Nouakchott, Salem Mejbour Salem

Dans une conférence de presse donnée avant son départ de Nouakchott, Christophe Bigot a annoncé la remise prochaine des équipements militaires à la force conjointe du G5 Sahel pour lui permettre de renforcer l’action de ses unités de lutte contre le terrorisme.

L’envoyé spécial de la France pour le Sahel a dit avoir évoqué, avec le président mauritanien et son ministre de la Défense, la situation sécuritaire qui se dégrade avec la récurrence des attaques terroristes et les déplacements de centaines de milliers de personnes. Une situation qui affecte particulièrement les pays des trois frontières ; Niger, Mali, Burkina Faso, d’où la nécessité de renforcer la lutte contre les terroristes.

Des équipements militaires sont annoncés pour le mois d’avril pour la force conjointe. « Les équipements, c’est quoi ? Ça peut être de l’équipement anti-IED, des engins explosifs. Ça peut être des équipements de protection, comme des casques ou des gilets par balles. Des véhicules de transport de troupes… Voilà des exemples très concrets de soutien à la force conjointe du G5. »

La lutte contre le terrorisme dans le Sahel, passe aussi par des actions de développement. Une question qui sera au centre de la prochaine Assemblée générale de l’Alliance pour le Sahel à Nouakchott.

« On sait bien que le terrorisme se nourrit du sous-développement et donc il est très important de pouvoir répondre aux besoins des populations, que ce soit en termes d’emploi, d’infrastructure, d’énergie, de transport, d’école, de santé… »

L’Alliance pour le Sahel regroupe tous les partenaires du G5. Elle travaille à la mobilisation de financements des programmes de développement.