Plaidoyer ” Il nous faut une voix africaine à l’ONU”

Lors de la dernière Assemblée générale des Nations – Unies, six chefs d’Etat et de Gouvernement ont signé une tribune plaidant le multilatéralisme. Il s’agit des présidents du Sénégal, Macky Sall, de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, du Costa Rica, Calos Alvarado, des chefs de gouvernement de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, de la Suède, Stefan Löfven, de l’Espagne, Pedro Sanchez. Ces chefs d’Etat et de Gouvernement veulent une réforme de l’Onu estimant que la manière dont l’institution travaille est obsolète.

Selon la Directrice de Osiwa Senegal, Hawa Ba, ce souhait n’est pas nouveau. Seulement, il a peu de chance de réussir, parce que les puissances occidentales ont fini de montrer que seuls leurs intérêts nationaux comptent. « L’histoire la plus récente avec le multilatéralisme, c’est la mise en place de l’Onu au lendemain de la 2e guerre mondiale avec ses missions de paix de sécurité, mais au-delà aussi, de développement économique et social des Etats.

Mais ce que l’on peut dire est que l’on a beau faire le plaidoyer du multilatéralisme, dans la réalité des faits, lorsque les États sont confrontés à des situations d’intérêts nationaux, ils font passer ces intérêts avant ceux collectifs. L’exemple le plus patent, c’est avec le président Joe Biden. Lorsque nous avions Trump à la tête de l’Amérique, tout le monde disait qu’il y a une crise du multilatéralisme qui est liée à la personnalité de Trump. Les gens pensaient que le multi-nationalisme allait devenir une réalité avec l’arrivée de Biden. Mais ceux qui croyaient à cela ont vite désenchanté », a déclaré Hawa Ba qui était l’une des invités de Lr du Temps sur Iradio (90.3), ce dimanche.

Son idée, elle l’a partagée avec son co-débatteur, Abd El Kader Niang. Ancien Enseignant Chercheur à l’Université de Hamburg Allemagne, M. Niang estime que ce débat est sur la table de l’ONU depuis 2005. Mais, pour lui, les choses doivent évoluer. Parce que, a-t-il souligné, « le monde de 1945 n’est pas celui de 2021 ». Pour Abd El Kader Niang, l’Afrique doit constituer des blocs forts pour peser de toutes ses forces aux Nations Unies.

« L’Afrique a le droit de dire que sa voix est inaudible aux Nations Unis. Mais est ce qu’elle a réellement une voix ? En 2021, il faut que l’Afrique ait un siège au niveau du Conseil de Sécurité de l’Onu. Il nous faut une voie africaine au Nations Unis », a-t-il indiqué.

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