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RDC: l’ex-ministre de la Santé Oly Ilunga condamné pour détournement de fonds

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Le docteur Oly Ilunga, ancien ministre de la Santé de la RDC.
Le docteur Oly Ilunga, ancien ministre de la Santé de la RDC. FABRICE COFFRINI / AFP

En République démocratique du Congo (RDC), l’ancien ministre de la Santé Oly Ilunga Kalenga et son ancien conseiller financier Ezechiel Mbuyi Mwasa ont été condamnés ce lundi 23 mars à cinq ans de travaux forcés pour le détournement de plus de 400 000 dollars. Cet argent était destiné à la riposte contre le virus Ebola dans la partie est du pays. Arrêté en août 2019, il était depuis mi-septembre assigné à résidence.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

En décembre 2018, sur ordre de Oly Ilunga, Ezechiel Mbuyi Mwasa avait retiré du compte du ministère de la Santé plus de 400 000 dollars, explique l’arrêt de la cour de cassation. Cet argent était destiné, selon le même document, à l’achat des produits pharmaceutiques et leur affrètement au Nord-Kivu et en Ituri.

Dans sa défense, devant l’officier du ministère public, de même que devant la cour, Oly Ilunga a soutenu qu’il n’avait jamais autorisé ces retraits de fonds, d’une part, et d’autre part, qu’il n’avait été mis au courant de leur sortie qu’en décembre 2019 lors de son audition devant l’officier de police judiciaire. Des propos contredits par son codétenu et ancien collaborateur Ezechiel Mbuyi Mwasa.

De son côté, la cour relève qu’Oly Ilunga en tant que ministre était gestionnaire principal de tous les fonds de son département. Et à ce titre, il ne pouvait pas ignorer, douze mois durant, ce mouvement de caisse. La cour explique également dans son arrêt que les factures et les bons de livraison brandis étaient des faux dont « les prévenus s’étaient servis pour commettre le détournement ».

Les avocats d’Oly Ilunga n’ont pas souhaité commenté cet arrêt. Mais dans un communiqué diffusé lundi soir, l’ex-ministre Ilunga que les « sorties de fonds ont été effectuées à son insu » et répète n’avoir « jamais perçu aucune des sommes imputées ». « Il n’existe aucune pièce au dossier qui prouve que j’aurais autorisé le paiement desdites sommes » déclare-t-il.

« J’exercerai tous les recours disponibles », ajoute-t-il, pour « rétablir son honneur et revendiquer sa liberté ». Il dénonce de « nombreux vices de procédures », notamment son assignation à résidence pendant plus de six mois, sans nouveau passage en chambre du conseil.

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