RDC: l’interpellation de Kalev Mutond, une «rupture avec le passé» selon l’Acaj

Une rue de Kinshasa. (Illustration).
Une rue de Kinshasa. (Illustration). AFP PHOTO / PAPY MULONG

En RDC, l’interpellation mercredi de Kalev Mutond, l’ancien patron de l’ANR (Agence nationale des renseignements), ne laisse pas indifférentes les organisations de défense des droits de l’Homme. Pour l’ACAJ (Association congolaise pour l’accès à la justice), il s’agit d’une « vraie rupture avec le passé ».

Kalev Mutond, ex-patron de l’Agence nationale des renseignements (ANR) en RDC, a été interpellé mercredi 12 février à l’aéroport de Kinshasa. Auditionné pendant plusieurs heures, l’ancien chef des renseignements a été autorisé à regagner son domicile en fin de journée. Cette interpellation résonne, en République démocratique du Congo, comme un signal fort envoyé par le nouveau pouvoir pour exprimer sa volonté de restaurer l’État de droit dans le pays.

Georges Kapiamba@KapiambaGeorges

: M. Kalev Mutond vient d’être remis en liberté, avec obligation de répondre à toute convocation de l’ANR. L’ACAJ salue le fait que ses droits fondementaux aient été respectés par les responsables de l’ANR.

« Un acte qui va dans la bonne direction » 

Georges Kapiamba, coordonnateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), le message derrière cette interpellation est que plus personne n’est intouchable. « C’est une vraie rupture avec le passé, dans la mesure où Kalev Mutond avait toujours été considéré, en RDC, comme faisant partie des personnes intouchables. Le fait qu’il a été interpellé, soumis à un interrogatoire et détenu pendant un bref temps avant d’être relâché sous certaines conditions, constitue vraiment une rupture », estime l’avocat.

Le coordonnateur de l’Acaj espère que Kalev Mutond va continuer de coopérer avec la justice : « Cela constitue un signal fort lancé à tout autre citoyen ou citoyenne congolais, quel que soit son rang. Chacun doit savoir que s’il ne respecte par les lois de la République, s’il viole les droits de l’Homme, il peut être interpellé, entendu, poursuivi et il peut devoir rendre des comptes devant une juridiction compétente. C’est vraiment un acte qui va dans la bonne direction pour réaffirmer la restauration d’un État de droit que les Congolais et Congolaises réclament tant depuis l’arrivée du nouveau président. »

C’est vraiment un acte qui va dans la bonne direction pour réaffirmer la restauration d’un État de droit que les Congolais et Congolaises réclament tant depuis l’arrivée du nouveau président