Secteur Informel : Les tailleurs de Biscuiterie, Ouagou Ndiaye… interpellent l’Etat sur leur sort

Les tailleurs de Ouagou Ndiaye, Biscuiterie et les quartiers environ interpellent l’Etat sur leur sort. Ces travailleurs du secteur informel, regroupés au sein de l’Association des travailleurs et stylistes pour l’émergence du Sénégal (A.T.S.E.S), ont profité de la levée des restrictions pour crier leur ras-le-bol. En assemblée générale, ce weekend, ils ont tendu la main à l’Etat pour un appui dans leur secteur.

D’après leur Secrétaire général, Touba Ndiaye, le fait qu’ils soient dans le secteur informel a fait que l’Etat les oublie. C’est pourquoi, ils ont senti durement la pandémie. « Nous sommes vraiment impactés. Les patentes sont chères. Nous avons reçu des factures d’électricité exorbitantes. Nos clients, pour la plupart des étrangers, ne viennent plus à cause de la pandémie et de ses conséquences. Donc, la Covid-19 nous a vraiment affecté », a-t-il déclaré.

Conscient de ce manque de considération de la part de l’Etat, cette association de 723 membres compte se formaliser davantage pour, non seulement bénéficier des aides, mais aussi gagner des parts de marchés de l’Etat. « Tout travailleur souhaite jouir des privilèges de son métier. Nous allons nous réorganiser pour bénéficier de financement qui va nous servir d’acquisition de matériaux. Notre objectif est de valoriser davantage ce noble métier qui est le stylisme », a fait savoir le président de l’association, Mame Cheikh Mbaye.

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