Liga : le Real Madrid vient à bout de Getafe et creuse sur le Barça

Grâce à son succès à la maison (1-0) face à un voisin madrilène, Getafe, la bande à Zinédine Zidane a fait ce qu’il fallait pour prendre quatre points d’avance sur le Barça. Sergio Ramos est l’unique buteur de la partie.

Balle de break ? Balle de match ? Appelez cela comme vous voulez mais le Real Madrid avait ce jeudi soir une opportunité en or de faire le trou, en tête de la Liga. Problème pour la bande de Zinédine Zidane : après que l’Atlético soit allé contrarier le Barça au Camp Nou (2-2) la veille, le troisième club madrilène avait lui aussi l’intention d’arbitrer la lutte pour le titre. Et près de 80 minutes durant, les hommes de José Bordalas ne se sont pas manqués. Dans un style que n’aurait pas renié Diego Simeone, les visiteurs se procuraient même les deux premières opportunités de la rencontre. Sans un bon Thibaut Courtois, Getafe aurait donc mené sans qu’il n’y ait grand chose à redire. En face, il fallait attendre la 22e minute de la partie pour voir le Real trouver la solution face au pressing imposé par les coéquipiers de Marc Cucurella. Après avoir fait basculer le jeu de la gauche vers la droite, puis de la droite vers la gauche pour enfin se donner un peu d’air, les Merengue et Vinicius frisaient ce qui se serait apparenté à un petit hold-up. La suite ? Un mano a mano au cours duquel chacun se rendait coup pour coup, au propre comme au figuré (53 duels disputés, 16 fautes et 5 cartons).

À la pause, il était donc bien difficile de prédire quel club de Madrid allait effectuer la meilleure opération de la journée. Face à un leader privé de Raphaël Varane pour la suite des opérations (le Français a cédé sa place à la 32e après avoir reçu un ballon en plein visage), c’est le 6e du Championnat qui redémarrait le plus fort. C’est bien simple : à l’exception d’une frappe lointaine de Luka Modric qui finissait sa course au ras du poteau de David Soria, la Maison Blanche ne s’était pas procuré une seule occasion supplémentaire à l’heure de jeu. C’en était trop pour un Zidane qui décidait de procéder à un triple (!) changement (63e). Exit le Croate, Isco et Vinicius, place à Fédrico Valverde, Marco Asensio et Rodrygo. Et puisqu’il semble écrit que ce Real-là finira tout en haut, le remaniement ne mettait pas bien longtemps à porter ses fruits. À la suite d’un joli mouvement collectif, Dani Carvajal obtenait un penalty qui s’apprêtait à valoir (très) cher. Tout en maîtrise au moment de « servir » pour plier l’affaire, le capitaine Sergio Ramos (79e) offrait (de nouveau) trois points précieux à ses troupes. Et quatre unités d’avance à un prince de la ville qui n’a jamais semblé aussi proche de redevenir roi d’Espagne.

Zidane, encore lui

Ses joueurs sont malmenés par le pressing tout terrain des hommes de Bordalas ? Il leur demande, à grand renfort de gestes, de faire passer le ballon d’une aile à une autre pour trouver des espaces. Résultat : Vinicius frise l’ouverture du score après deux renversements. Les siens redémarrent mal le second acte ? Zidane se refuse à subir. Un triple changement plus tard, son équipe va mieux et accentue la pression jusqu’à ce que le rival du jour se mette à la faute. Le tout sans jamais donner l’impression d’être inquiet. Bref, s’il avait voulu donner une leçon d’adaptation aux évènements, le Français ne s’y serait pas pris autrement. Son Real file vers le titre et il y est pour beaucoup.

Cucurella et Cie méritaient mieux

Frustré qu’il était par la tournure des évènements, on l’a vu bouder sur le banc après sa sortie. Et il y avait de quoi ! Grâce notamment à une très belle première période, Cucurella et ses coéquipiers ont poussé le leader dans ses retranchements et ils méritaient sans doute mieux, ce jeudi soir. Oui mais voilà, ce Real est intouchable et Getafe devra désormais cravacher pour récupérer la cinquième place qu’il vient de céder à Villarreal. Vous avez dit cruel ?