Ligue 1 : Monaco renversant, Paris affligeant

Alors qu’il menait 2-0 à la pause grâce à un doublé de Kylian Mbappé, le PSG s’est finalement écroulé à Monaco (2-3) au bout d’une seconde période affligeante défensivement. L’entrée de Cesc Fabregas a elle été tonitruante.

La première depuis 2016. En arrachant un succès inespéré face au Paris Saint-Germain (3-2), l’AS Monaco met fin à une série de 12 matches sans victoire face au club de la capitale. Pourtant menés de deux buts à la mi-temps, les Monégasques ont su inverser la tendance, profitant des bons choix de leur coach mais surtout d’une certaine apathie de la part de leur adversaire du soir. Les hommes de Thomas Tuchel chutent ainsi pour la troisième fois de la saison en Ligue 1 et ne se rassurent pas en vue du match décisif de Ligue des champions face au RB Leipzig mardi.

En première période, ce sont les joueurs de Niko Kovac qui se sont montrés dans de meilleures dispositions d’entrée. Malgré les absences de Wissam Ben Yedder et Ruben Aguilar, les joueurs de la Principauté ont pressé haut des Parisiens, obligeant Keylor Navas à de nombreux dégagements. Bien en place, les coéquipiers de Kevin Volland étaient sérieux et organisés dans le 4-4-2 qui leur a permis de battre Bordeaux (4-0) et Nice (2-1) avant la trêve. Peut-être trop d’ailleurs. À l’image de Willem Geubbels, l’ASM manquait terriblement de tranchant et d’idées dans la moitié de terrain adverse, se contentant de multiples frappes de loin qui ne trouvaient pas le cadre (8e, 24e, 41e). Sereins, les Parisiens profitaient des erreurs asémistes pour punir leurs adversaires. Sur une récupération au milieu de terrain, Angel Di Maria lançait parfaitement Kylian Mbappé dans la profondeur. Dans un stade Louis-II qu’il connaît parfaitement, l’international français prenait de vitesse Axel Disasi et trompait Vito Mannone (0-1, 25e). Il doublait même la mise par la suite quand il transformait un penalty obtenu par Rafinha sur une faute plus qu’évitable de Youssouf Fofana. Complètement atone, l’ASM connaissait alors un terrible trou d’air et pouvait remercier la VAR qui refusait coup sur coup deux réalisations de Moïse Kean (37e) puis Mbappé (39e) avant la mi-temps, la première pour une raison qui nous échappe encore, et qui allait avoir de lourdes conséquences.

Face aux manquements de son équipe, Kovac procédait alors à deux changements à la mi-temps qui changeaient la face de la rencontre. Entrés en jeu respectivement en lieu et place de Fodé Ballo-Touré et Geubbels, Caio Henrique et Cesc Fabregas apportaient de la volonté et de la justesse dans le dernier geste. Restant sur ses acquis du premier acte, le PSG voyait ainsi les Monégasques les prendre à la gorge et ne plus lâcher l’étreinte. Après une parade de Keylor Navas sur une de ses tentatives (50e), Kevin Volland trompait à deux reprises le portier costaricien, permettant aux siens de recoller au score (52e, 65e). L’international allemand était même à l’origine du troisième but en provoquant la faute d’Abdou Diallo dans la surface. L’ancien du Borussia Dortmund écopait d’un carton rouge et ne pouvait que regarder Fabregas convertir l’offrande (3-2, 84e). Le tableau d’affichage ne bougeait plus et l’ASM confirme ainsi son retour en forme en ce début de saison, en profitant pour grimper sur la seconde marche du podium en attendant les autres matches de la journée.

Le gagnant : Niko Kovac, coaching gagnant

En faisant rentrer Caio Henrique et Cesc Fabregas à la mi-temps, le technicien croate a littéralement changé la face de son équipe. Alors que l’ASM semblait au bord du précipice avant la pause, ses choix ont permis de renverser la vapeur et de venir obtenir un succès inespéré. Identifiant parfaitement les besoins des siens, il a amené du tranchant et de l’expérience, deux choses qui manquaient cruellement à son équipe. Une victoire qui vient confirmer son bon travail entrepris depuis cinq mois sur le Rocher.

Le perdant : une défense parisienne aux abois

Trois buts encaissés en l’espace d’une seule période, et des doutes plein la tête avant d’affronter Leipzig en Ligue des champions mardi. Face à l’AS Monaco, le système défensif parisien a failli. À l’image d’un Abdou Diallo en retard et expulsé après avoir offert un penalty aux Monégasques, l’arrière-garde du club de la capitale a manqué de sérénité dans les derniers instants. Pas aidé par le peu d’efforts réalisés devant, Paris a donc sombré, à l’image de Colin Dagba face aux multiples montées de Caio Henrique.

France Foot