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Un bioréacteur pour résorber des tonnes de CO2

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L’entreprise américaine Hypergiant Industries, spécialisée dans le développement de systèmes d’intelligence artificielle, a imaginé une solution de haute technologique afin de réduire nos émanations de dioxyde de carbone.
L’entreprise américaine Hypergiant Industries, spécialisée dans le développement de systèmes d’intelligence artificielle, a imaginé une solution de haute technologique afin de réduire nos émanations de dioxyde de carbone. Hypergiant Industries

Avec l’objectif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, une entreprise américaine a mis au point un bioréacteur de faible dimension qui serait plus performant qu’une petite forêt d’arbres pour piéger et stocker de grandes quantités de CO2. (Rediffusion)

Ce végétal aquatique qui aime barboter à la surface des eaux joue, depuis toujours, un rôle majeur dans les cycles géo-biologiques du carbone et de l’oxygène de notre planète. Et si nous respirons à plein poumon une atmosphère oxygénée aujourd’hui, c’est bien grâce à elles. Les algues ont libéré par la photosynthèse une grande quantité d’oxygène et favorisé la formation de la couche d’ozone qui nous protège des ultra-violets biocides. De nombreuses entreprises emploient ces éponges à carbone pour produire du biodiesel ou encore pour capter les métaux lourds dans les rejets industriels.

Une machine semblable à une petite armoire

Elles n’ont besoin que de presque rien pour croître et proliférer : très peu de nutriments, de l’eau, de la lumière et surtout beaucoup de CO2. Elles sont au cœur du bioréacteur dénommé EOS développé par l’entreprise américaine. Le prototype ressemble à une petite armoire, d’une hauteur de 17,8 cm et 7,6 cm de côté. La machine est pilotée par un programme d’intelligence artificielle qui régule le pH de l’eau, c’est-à-dire le taux d’acidité convenant le mieux aux plantes, gère la température de leur bain et bien d’autres paramètres pour optimiser la croissance des algues. « Notre bioréacteur à base d’algues absorbe 400 fois plus vite le CO2 que les arbres », affirment ses concepteurs.

L’appareil de démonstration aurait ainsi une capacité d’absorption du gaz carbonique équivalente à une surface forestière de 4 000 m2. En fin de vie, les algues constitueront une biomasse réutilisable qui sera transformée en carburants, en huiles, fertilisants ou encore en produits cosmétiques. L’entreprise texane vise en premier le marché des futures villes intelligentes pour installer des boîtiers géants anti CO2 dans les cités. Mais la société n’oublie pas les particuliers avec une version miniature de son dispositif, capable de purifier l’air intérieur de nos habitations. Cette innovation, si elle tient toutes ses promesses, nous permet de supposer qu’un monde dé-carboné est peut-être possible.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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