Le haut magistrat, Jean Jacques Ouedraogo, a été kidnappé par des hommes de l’Agence nationale de renseignement (ANR), ce lundi 20 octobre en fin de journée. Certains affirment que son arrestation pourrait avoir un lien avec l’ordre qu’il avait donné en 2023 d’incarcérer la tradipraticienne Larissa Nikiema, réputée proche de la junte au pouvoir. Celle-ci était alors accusée de coups et blessures dans l’affaire dite de “la guérisseuse de Komsilga”.
La litanie des enlèvements et des arrestations arbitraires se poursuit au Burkina Faso. Dernier épisode en date : l’enlèvement de l’ex-procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou, Jean-Jacques Ouedraogo, par des hommes de l’Agence nationale de renseignement (ANR), ce lundi 20 octobre en fin de journée.
Dans la sphère judiciaire burkinabé, ce haut magistrat n’est pas tout à fait un inconnu. En août 2023, c’est lui qui ordonna notamment le transfert de la tradipraticienne Larissa Nikiema, accusée de coups et blessures, à la Maison d’arrêt et de correction militaire de Ouagadougou (Maca). Une affaire pas tout à fait anodine, et qui pourrait avoir un lien avec son arrestation en début de semaine affirment certains.
RFI



