Le renvoi ce 15 avril devant les assises spéciales de Cyprien Kayumba par la justice française marque une nouvelle étape dans la judiciarisation internationale du génocide des Tutsi au Rwanda.
Trente ans après les faits, le dossier illustre à la fois la lenteur, la complexité et la portée géopolitique des poursuites engagées en Europe contre les présumés responsables de crimes contre l’humanité.
Ancien lieutenant-colonel et responsable des finances au ministère de la Défense rwandais en 1994, Cyprien Kayumba est accusé d’avoir facilité l’acquisition d’armes ayant servi aux massacres qui ont coûté la vie à environ 800 000 personnes selon l’Organisation des Nations unies.
Avec Les Dépêches de Brazzaville



