Dépendante des importations venues d’Asie, l’Afrique découvre qu’un choc géopolitique à des milliers de kilomètres peut rapidement devenir une crise sanitaire majeure.
Le blocage du détroit d’Ormuz agit comme un révélateur brutal des fragilités structurelles africaines. Loin des champs pétroliers du Golfe et des rivalités militaires du Moyen-Orient, le continent découvre une nouvelle fois combien sa sécurité sanitaire demeure vulnérable aux secousses géopolitiques mondiales. Car derrière les tensions énergétiques se profile désormais une menace moins visible, mais potentiellement plus déstabilisatrice : l’approvisionnement en médicaments.
Plus de 70 % des médicaments consommés en Afrique sont importés, principalement depuis l’Asie, notamment l’Inde et la Chine. Or, une partie importante de ces flux commerciaux transite directement ou indirectement par les grandes routes maritimes affectées par les tensions actuelles.
Avec Les Dépêches de Brazzaville



