Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou a interpellé cinq individus dans une affaire présumée d’association de malfaiteurs, de viol collectif, de menaces de mort, de collecte et de diffusion illicites d’images à caractère pornographique ainsi que de chantage sexuel.
Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 août 2026, vers 1 heure du matin, au quartier Niary Pneus. La victime, domiciliée à Darou Marnane, a déposé une plainte le 5 août auprès du commissariat de Ndamatou.
Selon son témoignage, elle se promenait avec son petit ami, venu de Dakar à l’occasion du Magal de Touba, lorsqu’ils ont été encerclés par cinq individus à l’angle d’une ruelle non éclairée. L’un des agresseurs aurait brandi une machette pour menacer son compagnon, qui aurait pris la fuite.
La jeune femme aurait ensuite été conduite de force dans une maison en construction, où les cinq individus se seraient relayés pour lui faire subir des violences sexuelles. La scène aurait également été filmée à son insu. Après les faits, les mis en cause auraient récupéré son numéro de téléphone et l’auraient menacée de mort si elle venait à raconter ce qui s’était passé.
Le lendemain, la victime aurait reçu des images, vidéos et audios compromettants. Les auteurs présumés auraient tenté de la contraindre à leur accorder de nouvelles faveurs sexuelles, sous la menace de diffuser les contenus sur les réseaux sociaux.
Les déclarations de la victime ont été corroborées par son compagnon, qui a confirmé avoir été menacé avec une arme blanche, expliquant ainsi sa fuite au moment des faits.
L’enquête menée par les éléments du Commissariat de Ndamatou, avec l’aide de la victime, a permis dans un premier temps d’interpeller deux suspects. Lors de leur interrogatoire, ces derniers auraient reconnu les faits et indiqué avoir agi de concert avec leurs co-auteurs.
La poursuite des investigations a ensuite conduit à l’interpellation d’un troisième suspect identifié par la victime. Un cinquième individu a également été arrêté pour des faits présumés de chantage sexuel.
D’après les enquêteurs, ce dernier aurait récupéré les vidéos ainsi que le numéro de téléphone de la victime en lui faisant croire qu’il pouvait supprimer les contenus compromettants. Il aurait, en contrepartie, exigé d’elle un rapport sexuel.
Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette affaire et de déterminer les responsabilités de chacun.
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