Invité de l’émission animée par le journaliste El Hadj Ndao, Ngouda Sall a livré son analyse sur le “divorce” politique entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le leader de Pastef, Ousmane Sonko.
Pour Ngouda Sall, cette rupture était, d’une certaine manière, prévisible. “Le fauteuil présidentiel ne se partage pas”, estime-t-il, considérant que la cohabitation au sommet de l’État entre les deux figures politiques était susceptible de générer des divergences et des tensions.
L’analyste politique estime toutefois que cette situation aurait pu être évitée. Selon lui, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko auraient pu privilégier le dialogue afin d’aplanir leurs divergences, sans nécessairement laisser leurs relations personnelles et politiques se détériorer.
À ses yeux, le slogan “Sonko mooy Diomaye”, qui avait fortement marqué la campagne présidentielle de 2024, aurait dû se traduire par une plus grande capacité des deux hommes à gérer leurs désaccords en interne.
Ngouda Sall pointe également du doigt certaines prises de position qui, selon lui, ont contribué à accélérer la rupture. Il cite notamment les sorties de l’ancien premier Ministre qu’il qualifie d’intempestives contre certains pays alliés du Sénégal, ainsi que les attaques “sous la ceinture” de membres de Pastef.
Pour lui, ces prises de parole ont progressivement nourri les tensions et fragilisé davantage les rapports entre les deux camps. La rupture entre le président de la République et son ancien Premier ministre apparaît ainsi, dans son analyse, comme l’aboutissement d’une accumulation de divergences qui auraient pu, selon lui, être désamorcées par le dialogue.
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