La dégradation des terres touche déjà jusqu’à 40 % des terres de la planète, faisant de la lutte contre la désertification une urgence mondiale. La COP17, qui se tient actuellement à Oulan-Bator, en Mongolie, intervient dans un contexte marqué par des conditions climatiques extrêmes et une multiplication des épisodes de sécheresse.
Mais alors que les enjeux environnementaux appellent à une action urgente, les négociations connaissent un début particulièrement tendu. Selon nos confrères de RFI, les discussions ont été bloquées dès l’examen de l’ordre du jour, notamment en raison de désaccords impliquant les États-Unis et la Russie.
Une situation qui serait inédite dans l’histoire des COP, les divergences étant apparues dès les premières étapes des négociations.
Jean-Daniel Cesaro, géographe au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), explique que les représentants américains s’opposent notamment à l’avancée des discussions sur trois sujets.
Il s’agit d’abord de l’égalité entre les hommes et les femmes, ensuite de la participation des communautés locales et des peuples autochtones, afin de renforcer leur représentation au sein de la Convention, et enfin de la recherche de synergies entre climat, biodiversité et lutte contre la désertification.
Sur ce dernier point, la COP cherche notamment à renforcer la coordination entre ces différents enjeux afin d’améliorer l’efficacité des actions et de mobiliser davantage de financements en faveur des projets menés sur le terrain.
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