La question de la lutte contre la désertification ne se limite pas aux conséquences environnementales et sociales de la dégradation des terres. À la COP17, qui se tient jusqu’au 28 août à Oulan-Bator, en Mongolie, les États-Unis se retrouvent au cœur des discussions et des tensions autour de l’action internationale en faveur de la protection des sols.
Alors que les sécheresses à répétition, la dégradation des terres et la raréfaction des ressources en eau menacent les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance dans de nombreuses régions du monde, la question du financement et de l’engagement des grandes puissances occupe une place centrale dans les négociations. La COP17 doit notamment avancer sur la résilience face aux sécheresses, la restauration des terres et la mobilisation des financements.
Les États-Unis, qui restent partie à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, sont particulièrement observés dans ce contexte. Selon des informations rapportées par RFI, la France estime que Washington risque de “bloquer” certaines avancées des négociations consacrées à la protection des sols.
Derrière ces discussions se joue un enjeu financier majeur. Les pays vulnérables réclament davantage de ressources pour restaurer les terres dégradées et renforcer leur capacité à faire face aux sécheresses. Un fonds de 12 milliards de dollars doit notamment contribuer à soutenir 74 pays particulièrement exposés, mais les besoins mondiaux sont estimés à plusieurs milliers de milliards de dollars d’ici la fin de la décennie.
Pour les pays du Sahel, les enjeux sont particulièrement importants. La dégradation des terres fragilise l’agriculture et le pastoralisme, accentue l’insécurité alimentaire et peut pousser certaines populations à se déplacer. La COP17 consacre d’ailleurs une place importante au pastoralisme et aux communautés qui dépendent directement des espaces pastoraux.
La position américaine pourrait ainsi peser sur l’issue des négociations alors que les délégations cherchent à parvenir à des engagements concrets avant la clôture de la conférence, prévue le 28 août. Au-delà de la restauration des terres, c’est donc la capacité de la communauté internationale à financer et coordonner une réponse face aux sécheresses et à la dégradation des écosystèmes qui se trouve en jeu.
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