Le premier groupe de migrants expulsés des États-Unis vers le Liberia a été confronté à une situation inattendue à son arrivée à Monrovia. Sur les 20 personnes à bord de l’avion, 15 ont accepté de débarquer, tandis que cinq autres ont refusé de quitter l’appareil, selon une source au sein du gouvernement libérien citée sous couvert d’anonymat.
Selon les informations de Africaradio, c’est lors d’un point de presse mardi 25 août, que le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Matthew Piah, a confirmé que ces cinq personnes n’avaient pas été remises aux autorités du Liberia. « Elles ne nous ont pas été remises », a-t-il déclaré, précisant que le gouvernement libérien n’était pas en mesure d’expliquer ce qui leur était arrivé.
Selon Reuters, les cinq migrants auraient ensuite été transférés vers la Guinée équatoriale. Le groupe serait composé de trois ressortissants cubains, d’un Brésilien et d’une Camerounaise. Ils auraient refusé de débarquer à Monrovia, avant que l’avion ne poursuive sa route vers Malabo.
Cette situation intervient quelques jours après la mise en œuvre du nouvel accord entre Washington et Monrovia. Le Liberia a accepté d’accueillir jusqu’à 1 200 personnes expulsées des États-Unis au cours des douze prochains mois, alors que ces migrants ne sont pas nécessairement de nationalité libérienne. Le premier vol, arrivé le 20 août, transportait 20 personnes.
Cet accord s’inscrit dans la politique de l’administration de Donald Trump visant à expulser certains migrants vers des pays tiers, plutôt que vers leur pays d’origine. Cette stratégie fait l’objet de critiques de la part d’organisations de défense des droits humains, qui soulèvent notamment des questions sur la sécurité, le statut juridique et les conditions d’accueil des personnes transférées.
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