Au Népal, une crue d’une violence exceptionnelle a frappé mercredi 26 août les régions frontalières avec la Chine, au Tibet. Des torrents d’eau boueuse, comparés à un tsunami par des témoins, ont dévasté plusieurs localités, faisant au moins 165 morts et plus de 1 300 disparus selon un premier bilan. Ce spectaculaire séquence de vidéosurveillance, filmée à Gyirong, au poste-frontière entre le Népal et la Chine, a rapidement fait le tour du monde. Les images montrent plusieurs personnes sortir précipitamment d’un imposant bâtiment quelques instants avant qu’une gigantesque vague de boue et de débris ne déferle dans la vallée, engloutissant tout sur son passage.
Les recherches se poursuivent pour retrouver les centaines de personnes toujours portées disparues, parmi lesquelles figurent de nombreux touristes étrangers. Les infrastructures ont également subi d’importants dégâts, avec des habitations, des routes, des ponts et des installations énergétiques emportés ou détruits par la puissance des eaux.
L’origine de cette catastrophe se précise progressivement, rapporte TV5Monde qui précise que contrairement aux premières hypothèses, les scientifiques estiment que la crue n’aurait pas été provoquée par un séisme. Selon les données analysées par l’US Geological Survey (USGS), les secousses enregistrées, d’une magnitude de 5,2, seraient liées à l’effondrement d’une importante masse de glace et de roches dans une vallée himalayenne.
Cet effondrement aurait déclenché un gigantesque écoulement de glace, d’eau, de boue et de débris, provoquant une crue soudaine et dévastatrice. Le bilan humain, encore provisoire, pourrait s’alourdir alors que les opérations de secours se poursuivent dans des zones difficiles d’accès.
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