Le report de la séance plénière consacrée à la modification du Code pétrolier suscite une vive réaction de Thierno Alassane Sall. Le député estime que la saisine du Conseil constitutionnel par le gouvernement, qui bloque pour le moment l’examen de la proposition de loi, traduit un nouvel épisode des tensions entre les différentes forces politiques.
« L’Assemblée nationale, pourtant convoquée en session extraordinaire, donc pour des motifs prétendument impératifs, a reporté la séance de ce matin. C’est la réponse du berger Pastef à la bergère Kiiraay », écrit le député, faisant référence à la saisine du Conseil constitutionnel qui intervient avant l’examen du texte sur le Code pétrolier.
Pour Thierno Alassane Sall, cette situation constitue un « match nul entre les factions politiciennes », mais une « défaite cinglante pour le Sénégal, sa stabilité et sa notation financière ».
Le député dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation des institutions au profit de rivalités politiques. « Notre pays est l’otage de dirigeants élus sur des promesses de rupture qu’ils sont incapables d’assumer, tant ils sont aveuglés par leurs rivalités », soutient-il.
Thierno Alassane Sall met également en garde contre les conséquences d’une accumulation de tensions politiques. « Une crise ouverte survient rarement de manière brutale. Elle résulte d’une crise larvée, de répétitions de coups et de contrecoups qui finissent par miner le pays, ne laissant comme issue que les solutions extrêmes », estime-t-il.



