Après la publication par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’une première liste de 34 établissements privés d’enseignement supérieur déclarés non reconnus à la date du 1er octobre 2026, la Direction de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (ISEG) réagit.
L’ISEG, dont plusieurs implantations à travers le pays figurent sur cette liste, affirme disposer des autorisations nécessaires à la poursuite de ses activités. La Direction rappelle notamment que l’établissement bénéficie, selon elle, d’un agrément définitif obtenu en 1996, ainsi que d’une habilitation de l’ANAQ-Sup pour la formation ouverte à distance.
L’ISEG invoque son agrément définitif
Dans sa réponse, la Direction soutient qu’il n’existe qu’un seul ISEG au Sénégal et que les différents campus ouverts dans les régions ne constituent pas des établissements autonomes. Ils auraient été mis en place afin de permettre aux étudiants de suivre leurs enseignements à distance sans avoir à s’installer à Dakar.
L’établissement affirme également que plusieurs de ses campus ont bénéficié, au fil des années, d’agréments provisoires délivrés par les autorités compétentes. Il rappelle par ailleurs que certaines de ses formations ont fait l’objet d’agréments ou d’accréditations et qu’il dispose de partenariats avec des établissements étrangers.
Une contestation sur l’interprétation de la liste
La Direction de l’ISEG conteste ainsi toute présentation laissant entendre que l’établissement aurait fonctionné en dehors du cadre réglementaire. Elle estime que l’inscription de ses différentes implantations sur la liste du ministère est susceptible de porter préjudice à son image, ainsi qu’à celle de ses étudiants, enseignants, personnels et anciens diplômés.
L’établissement annonce avoir saisi ses conseils afin de défendre ses droits et indique envisager des procédures devant les juridictions compétentes.
Cette réaction intervient alors que le ministère appelle les étudiants et leurs familles à vérifier, avant toute inscription, les autorisations détenues par les établissements privés, notamment l’agrément provisoire, l’habilitation institutionnelle et l’accréditation.
La Direction de l’ISEG assure, pour sa part, vouloir apporter les clarifications nécessaires et défendre le statut juridique de l’établissement et de ses différents campus.
À ce stade, les deux positions sont donc clairement posées : le ministère classe les différentes implantations de l’ISEG parmi les établissements non reconnus à la date du 1er octobre 2026, tandis que la Direction de l’ISEG invoque son agrément définitif et les autorisations dont elle affirme disposer.



