Les rebelles indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé, mardi, le retrait de leurs forces de Kidal, dans le nord du Mali, après le lancement par l’armée malienne et les paramilitaires russes de l’Africa Corps d’opérations visant à reprendre le contrôle de cette ville stratégique.
Dans un communiqué, le FLA affirme avoir procédé à un « repli stratégique et maîtrisé » de ses combattants, justifiant cette décision par les risques croissants pour les populations civiles encore présentes dans la ville, en raison, selon lui, de l’utilisation de moyens aériens par l’armée malienne et ses alliés russes.
Le mouvement indépendantiste assure que ce retrait constitue une mesure opérationnelle temporaire, destinée à préserver ses capacités humaines et logistiques. Il affirme également que ses forces se sont retirées « sans qu’aucun combat direct n’ait encore opposé » les deux camps.
Plus tôt mardi, l’armée malienne et l’Africa Corps avaient annoncé avoir lancé des « opérations aéroterrestres d’envergure » dans la région de Kidal.
Le FLA présente son retrait comme une décision prise à la suite d’une « appréciation objective de la situation opérationnelle et tactique ». Le mouvement affirme vouloir notamment préserver les vies humaines face à un adversaire qui, selon lui, privilégie les frappes aériennes plutôt que les affrontements terrestres.
Le FLA accuse par ailleurs les forces maliennes et leurs alliés russes d’avoir détruit une partie importante des infrastructures publiques et civiles de Kidal. Ces accusations n’ont pas été établies de manière indépendante.
La perte de Kidal avait constitué un revers majeur pour les autorités militaires maliennes. La ville était passée sous le contrôle du FLA et de ses alliés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, à la faveur d’une série d’attaques coordonnées contre des positions de l’armée et des autorités maliennes dans le nord du pays.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire persistante, marquée notamment par les violences de groupes jihadistes, les affrontements avec les mouvements armés touareg et les activités de groupes criminels et communautaires.



