Face aux décès de Mame Diarra Sow, 24 ans, à Thiès, et d’Aminata Sy, 17 ans, à Podor, l’Action solidaire pour la mère et l’enfant (ASOME) appelle à une mobilisation nationale contre les violences faites aux femmes.
La succession de drames impliquant des femmes au Sénégal suscite l’indignation de l’Action solidaire pour la mère et l’enfant (ASOME). Dans un communiqué publié le 26 octobre 2026, sa présidente fondatrice, Mme Sokhna Khady Mbacké, dénonce avec fermeté les féminicides et les violences faites aux femmes, appelant les autorités et l’ensemble de la société à prendre des mesures urgentes.
L’organisation attire particulièrement l’attention sur deux affaires tragiques rapportées par la presse durant le week-end des 24 et 25 octobre : le décès de Mame Diarra Sow, âgée de 24 ans, à Thiès, et celui d’Aminata Sy, une lycéenne de 17 ans, à Podor. Selon l’association, ces drames s’inscrivent dans une série préoccupante de violences meurtrières visant les femmes au Sénégal.
Face à cette situation, l’ASOME exprime sa compassion envers les familles endeuillées et dénonce toutes les formes de violences susceptibles de coûter la vie aux femmes. « Le mariage n’est pas une prison. L’amour n’est pas une condamnation à mort. La femme n’est la propriété de personne », martèle l’organisation dans son communiqué.
Six mesures réclamées aux autorités
Pour lutter contre ce phénomène, l’association formule six principales recommandations. Elle réclame des enquêtes sérieuses et des sanctions conformément à la loi, une protection immédiate des femmes menacées, notamment dans les situations de violences conjugales, ainsi que la mise en place de centres d’accueil d’urgence pour les femmes et leurs enfants en danger.
L’ASOME plaide également pour une éducation à la non-violence dès le plus jeune âge, un accompagnement psychologique, social et juridique des victimes et de leurs proches, ainsi qu’une mobilisation nationale contre les féminicides afin de prévenir de nouvelles tragédies.
Le sort des enfants au cœur des préoccupations
Engagée dans la protection des mères et des enfants, l’organisation insiste par ailleurs sur les conséquences des féminicides sur les familles, particulièrement sur les enfants qui perdent brutalement leur mère.
Pour l’ASOME, ces enfants ne doivent pas être laissés à eux-mêmes. Ils ont besoin d’une protection adaptée, d’un accompagnement psychologique et d’un soutien social pour faire face à cette épreuve.
En conclusion, la présidente fondatrice de l’association appelle les autorités, les leaders religieux, les familles, les organisations féminines et la société civile à unir leurs efforts pour combattre les violences faites aux femmes.
L’ASOME présente ses condoléances aux familles endeuillées et lance un message sans équivoque : « Plus jamais ça ! Stop aux féminicides ! Justice pour nos femmes et nos filles ! »
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