Maroc VS Laurent-Graciet : un imbroglio judiciaire loin d’être terminé

La Cour d’appel de Reims a validé, ce jeudi, les enregistrements effectués par l’avocat du Palais, alors qu’un premier jugement de la Cour de Cassation les avait considéré comme illégaux. Catherine Graciet et Éric Laurent, inculpés pour chantage et extorsion de fonds, vont se pourvoir en cassation. On est encore loin du verdict final !

Qui aurait pensé que l’affaire des deux journalistes français soupçonnés d’avoir fait chanter le roi du Maroc allait nous tenir en haleine tout ce temps ? Un an et demi après son dévoilement, cette histoire prend des allures de casse-têtes judiciaire. Elle a livré un nouvel épisode ce jeudi 15 février.

La Cour d’appel de Reims a jugé recevables les enregistrements contestés par les deux journalistes français poursuivis dans ce chantage. Son arrêt contredit celui rendu par la Cour de Cassation, en septembre dernier : celle-ci avait jugé illégaux lesdits enregistrements, effectués par l’avocat du Palais, Me Hicham Naciri et mettant en cause les deux accusés.

« L’arrêt de la Cour d’appel de Reims estime que le plaignant [le Palais marocain, ndlr] avait la liberté d’effectuer ces captations audio et qu’il n’était pas de la responsabilité de la police française de l’en empêcher », a déclaré à Jeune Afrique Me Ralph Boussier, avocat du Palais et qui statue en duo dans cette affaire avec Me Éric Dupond-Moretti. Dans le jargon judiciaire, on appelle cela « la liberté de la preuve ».

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