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La Libye livre des noms de responsables de trafics d’êtres humains

La Libye, qui a participé vendredi 16 mars à la réunion de Niamey relative à la lutte contre les réseaux de passeurs, avait deux jours auparavant annoncé des mandats d’arrêt contre 205 trafiquants d’êtres humains de nationalité libyenne et étrangère.

Parmi ces trafiquants figurent des membres de l’organisme de lutte contre la migration clandestine en Libye, un organisme d’Etat, des membres de services de sécurité et des responsables de camps de rétention de migrants, a annonce Al-Siddik al-Sour, le chef du bureau d’investigations au bureau du procureur libyen. Il pointe aussi des hauts fonctionnaires d’ambassades africaines en Libye qui seraient impliqués dans ce trafic.

Au-delà de ces implications, Al-Siddik al-Sour établit un lien direct entre le trafic de migrants et les jihadistes de l’organisation Etat islamique. Des responsables italiens avaient déjà mentionné que les réseaux jihadistes profitent des migrants pour les traversées vers l’Europe.

L’autre point important évoqué, suite aux investigations, concerne les routes prises par les migrants. La trajet commence au Soudan et au Niger, il passe par Barak al-Chati et Al-Kofra dans le Sud-Libyen, puis continue vers la ville de Bani Walid au centre. Cette ville a pris, depuis l’été dernier, la place de la ville de Sabratha qui envoyait près de 80% de migrants vers l’Europe. Les migrants rejoignent alors des villes proches de Tripoli, comme Al-Gharabolli ou Al-Khoms avant d’embarquer vers les côtes européennes.

Le responsable libyen révèle le nom, à Bani Walid, de deux frères impliqués. Il s’agit de Moussa et Ahmad Diab, qui sont à la tête d’un vaste réseau de trafiquants. Il précise que ces informations ont été récoltées à l’issue d’une enquête vaste et compliquée menée conjointement avec le parquet italien.
Il annonce que le bien mal acquis de ces trafiquants à Malte sera gelé.

Cette annonce libyenne du 14 mars visant plus de 200 mandats d’arrêt contre les trafiquants d’êtres humains est une première. Mais il est évident que faire appliquer la justice dans une Libye livrée au chaos relève de la gageure.

rfi

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