Alors que Maurice Kamto et plusieurs cadres du MRC, arrêtés lundi soir à Douala, ont été transférés à Yaoundé, le flou persiste toujours sur le lieu de leur détention et les charges qui pèsent contre eux. L’opposition est vent-debout.
La nuit a été agitée Douala, où l’opposant Maurice Kamto et plusieurs membres et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ont été interpellés en début de soirée, lundi. Entre pneus brûlés et tirs de gaz lacrymogènes, l’arrestation du leader de l’opposition camerounaise a provoqué une brève agitation dans le 5e arrondissement de la ville, où des militants de la formation politique s’étaient massés pour réclamer sa libération.
Dans un communiqué signé pas le troisième vice-président du parti – l’avocat Emmanuel Simh, qui prend de fait les rennes du parti – le MRC « condamne fermement ces interpellations politiques injustifiées et au demeurant annoncées, dont le but inavoué est de décapiter le MRC et sa coalition gagnante autour de Maurice Kamto ». S’adressant à ses militants, le communiqué leur « demande de rester calmes et attentifs aux instructions du directoire national ».
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L’arrestation de l’opposant n’a pas manqué de faire réagir au sein de la classe politique camerounaise, dont la plupart des acteurs ont marqué leur indignation, réclamant « la libération immédiate » de toutes les personnes interpellées.
Levée de boucliers de l’opposition
« Dans une autre tentative malheureuse d’exhiber sa force, nous découvrons un gouvernement trop faible pour dialoguer et incompétent pour comprendre le cri du peuple. Les oligarques qui ont pris l’état en otage avancent vers l’autodestruction », a réagit Akere Muna, du mouvement Now sur son compte Twitter.




