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«Caractère non négociable de l’indépendance de la Casamance» : Salif Sadio met le couteau dans une plaie béante

La récente sortie du chef rebelle du front nord du Mfdc, Salif Sadio, réitérant à travers ses émissaires le caractère non négociable de l’indépendance de la Casamance, a mis le feu aux poudres. Cette déclaration a réveillé des souvenirs ô combien douloureux des populations de la verte Casamance qui ont payé un lourd tribut de ce conflit qui a fait autant de morts, de victimes de mines et de déplacés.

Et son histoire est celle d’un conflit nationaliste simple au départ, mais qui devient rapidement complexe par son enchevêtrement avec des rivalités internes et externes, dans lesquelles les acteurs cherchent à s’instrumentaliser. Ce qui fait de ce conflit, l’un des plus longs, sinon le plus long qu’ait connu l’Afrique depuis les Indépendances. Senegal7.com revient sur les méfaits de cette crise armée.

Les chiffres effarants d’un conflit armé

Après plus de trois décennies de conflit armé, on en sait un peu sur le bilan du conflit casamançais. Selon les chiffres du député Demba Keïta, ancien responsable d’Ong, révélés dans L’Observateur que «829 personnes ont été tuées par les mines, plus de 70 villages rayées de la carte régionale, plus de 50 000 personnes déplacées (20 000 à l’intérieur de la région, 4500 en Gambie et 8500 en Guinée Bissau).

«Des hectares de terre, de culture et de vergers sont devenus inaccessibles aux populations parce que pollués par les mines, ajoute le député. Les bandes armées sont présentes et circulent le long des frontières sénégalo-gambiennes et sénégalo-bissau guinéenne.»
Demba Keïta a aussi pointé les attaques armée, les braquages, l’exploitation abusive et illicite du bois, la culture du cannabis, la circulation de la drogue entre la Guinée Bissau et la Casamance, le vol de bétail, entre autres.

Selon le journaliste Ibrahima Gassama, spécialiste du conflit casamançais, parmi les déplacés, 7 886 sont implantés dans la seule commune de Ziguinchor et sur les 24 villages qui composent les villages de Boutoupa-Camaracounda, l’une des localités les plus dévastées par cette rébellion, 10 villages ont complètement disparu de la carte».

A cela, on note ainsi un accroissement inquiétant des enfants vulnérables dans la région de Ziguinchor, faute d’une prise en charge correcte par les parents eux-mêmes exposés.

La sortie de Salif Sadio rejetée

C’est au regard de ces pertes en vies humaines, des victimes de mines et des déplacés, sans compter des villages rayés sur la carte nationale, la sortie de Salif Sadio de reprenne les armes a été rejetée par les populations de la verte Casamance. Elles aspirent à une paix définitive loin des crépitements des armes.

Senegal7

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