D’Abdou Diouf à Macky Sall, aujourd’hui en passant par Me Abdoulaye Wade à la Magistrature suprême, les Sénégalais regrettent une dérive vers un exercice de plus en plus personnel, parfois clanique ou népotique, du pouvoir. Abdou Diouf avait son frère Maquette, Wade son fils Karim, aujourd’hui, Macky Sall nous vient avec son frère consanguin Aliou et Mansour Faye, frère de la première dame.
Un exercice de plus en plus clanique ou népotique
Abdou Diouf avait fait de son frère, Maguette, ministre entre autres chargé des Mines. Wade avait également fait de son fils : ministre d’Etat, de la Coopération, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Parce qu’à l’en croire : «je prends mon fils, qui au surplus a la compétence pour lui. Il a travaillé à la City de Londres, il est respecté par tous les financiers. Le fils de Bongo était ministre aussi, personne n’a rien dit. Bush n’était pas dans le gouvernement, mais son père en a bien fait un président ! Je n’ai jamais dit que je ferais de mon fils le président du Sénégal, mais, étant sénégalais, rien ne l’empêche de briguer un jour un mandat».
Le «K», Aliou Sall
Macky Sall, chef de l’État avait promis de ne jamais nommer son frère. Il a, enfin retourné sa veste. Il déclare l’avoir fait sur la base du mérite de ce dernier. Macky Sall révèle avoir longtemps sacrifié Aliou Sall et il ne pouvait pas continuer à le priver davantage.
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