Au surlendemain de la destruction par l’Iran d’un drone américain, la tension restait vive entre Washington et Téhéran ce samedi 22 juin.
Iran cannot have Nuclear Weapons! Under the terrible Obama plan, they would have been on their way to Nuclear in a short number of years, and existing verification is not acceptable. We are putting major additional Sanctions on Iran on Monday. I look forward to the day that…..
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) June 22, 2019
Peu avant, le locataire de la Maison Blanche avait assuré que l’Iran deviendrait son « meilleur ami » s’il renonçait à son programme nucléaire. C’était quelques heures après une nouvelle mise en garde : « Si les dirigeants iraniens se comportent mal, ils vont passer une très mauvaise journée », avertissait-il.
Téhéran n’est pas en reste. « Tirer une balle en direction de l’Iran mettra le feu aux intérêts de l’Amérique et de ses alliés » dans la région, a déclaré le porte-parole de l’état-major conjoint des forces armées iraniennes. « Les Iraniens répondront à la diplomatie par la diplomatie, au respect par le respect et à la guerre par une défense acharnée », a déclaré de son côté le ministère iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, ajoutant que l’attitude de l’administration Trump était jusqu’ici synonyme de terrorisme économique, de violation de la parole donnée et de non-respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Téhéran a par ailleurs annoncé dans la journée l’exécution d’un collaborateur du ministère de la Défense pour espionnage au profit de la CIA.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ne cessent de monter depuis que Washington a annoncé son retrait de l’accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de lourdes sanctions contre Téhéran. Les deux pays ont beau répéter ne pas chercher la guerre, la fièvre n’a cessé de monter et la multiplication des incidents dans le Golfe fait craindre un embrasement. La destruction d’un drone de l’US Navy par l’Iran a provoqué une nouvelle escalade, une semaine après l’attaque de deux pétroliers en mer d’Oman imputée par Washington à Téhéran qui dément toute implication.
La Grande-Bretagne, qui fait toujours partie de l’accord international sur le nucléaire iranien, a annoncé que son ministre d’État chargé du Moyen-Orient, Andrew Murrison, serait dimanche à Téhéran pour plaider en faveur d’« une désescalade urgente ».
Rfi



