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MMA: les hésitations de l’UFC face au coronavirus

Le Russe Khabib Nurmagomedov (à gauche) pourra-t-il défendre son titre de champion des poids légers de l'UFC, le 18 avril 2020 ? Ou la pandémie de Coronavirus empêchera-t-elle l'Ultimate Fighting Championship d'organiser son combat face à Tony Ferguson ?
Le Russe Khabib Nurmagomedov (à gauche) pourra-t-il défendre son titre de champion des poids légers de l’UFC, le 18 avril 2020 ? Ou la pandémie de Coronavirus empêchera-t-elle l’Ultimate Fighting Championship d’organiser son combat face à Tony Ferguson ? Harry How / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus puissante ligue d’arts martiaux mixtes (MMA), a annoncé le report de ses trois prochains galas, à cause de la pandémie de Coronavirus. Mais l’UFC veut maintenir coûte que coûte l’organisation de son prochain gros événement, le combat entre Khabib Nurmagomedov et l’Américain Tony Ferguson, qui est prévu le 18 avril. Au risque de susciter des critiques.

La vidéo de promotion, mise en ligne ce 18 mars 2020, a déjà été vue plusieurs centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. Dans un mois pile, Khabib Nurmagomedov et Tony Ferguson sont censés s’affronter pour le titre de champion des poids légers de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus prestigieuse ligue d’arts martiaux mixtes (MMA) au monde. Ce combat entre le Russe et l’Américain, lors de l’UFC 249, est considéré comme maudit après quatre reports. Il aura bien lieu, cette fois, a néanmoins assuré le tout-puissant patron de l’UFC, Dana White. Reste à savoir où, la pandémie de Coronavirus empêchant sa tenue à New York…

Le père de Khabib Nurmagomedov a une idée. Il verrait bien son fils défendre une nouvelle fois sa ceinture aux Émirats arabes unis, huit mois après avoir battu Dustin Poirier à Abou Dabi. Problème : le Covid-19 y a déjà affecté des manifestations sportives, à l’instar d’un UAE Tour cycliste interrompu au bout de quelques étapes. « Ce combat va se faire. Sans public. Par tous les moyens possibles. Ce ne sera probablement pas aux États-Unis. Mais ce combat va se faire », a récemment martelé Dana White sur la chaîne de télévision ESPN.

« The show must go on »

Ce 17 mars, l’UFC a officialisé le report de ses trois prochains galas, à Londres (21 mars), à Colombus (28 mars) et à Portland (11 avril). Avec grands regrets. L’organisation a par exemple attendu ce 15 mars pour annoncer l’annulation de sa soirée londonienne, alors que la situation sanitaire se dégradait en Grande-Bretagne. Le 14 mars, elle a maintenu un événement à Brasilia, à huis-clos, avec ce message : « The show must go on », « Le spectacle doit continuer. »

Un credo qui a entraîné de nombreuses critiques. « Ce n’est pas seulement un exemple primaire de cupidité de la part d’une entreprise, écrit le journaliste spécialisé Karim Zidan, dans le quotidien The Guardian. C’est aussi une trahison de ses responsabilités envers ses équipes, ses combattants et le public ». Alors que de grandes ligues sportives comme la NBA (basket-ball) ont pris des mesures préventives et drastiques, l’UFC, elle, s’entêterait, malgré un confortable matelas financier, ajoute-t-il.

Des combattants qui veulent… combattre

Les combattants sous contrat avec l’UFC semblent cependant assez partagés dans ce contexte de risques sanitaires. Certains voulaient ainsi combattre. Le Congolais Marc Diakiese a par exemple espéré publiquement que le  London Fight Night ait lieu. D’autres ont fait part de leur déception suite à la décision de reporter les trois prochains UFC events.

Les fans aussi ont manifesté leur dépit. « Noooooooon !!! Je comptais dessus pour me divertir durant ma quarantaine », a par exemple tweeté un amateur de MMA. Tandis qu’un autre implore : « S’il vous plait, n’annulez pas l’UFC 249 ! »

Un enjeu financier considérable

De fait, l’UFC est devenue ces dernières années une ligue très populaire et très prospère. Elle a ainsi été rachetée en 2016 pour 4 milliards de dollars. Mais la crise du Covid-19 pourrait avoir de sérieuses répercussions sur sa santé financière (comme sur celles d’autres organisations sportives). L’agence de notation Standard&Poor’s met ainsi en avant le risque que représente le Coronavirus pour l’Ultimate Fighting Championship et son propriétaire Endeavor, rapporte un article du magazine économique Forbes

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