
Le procès en appel de 4 journalistes d’Iwacu, un des derniers médias indépendants au Burundi, s’est déroulé ce mercredi en présence des accusés. Leurs avocats demandent l’acquittement, l’affaire a été placée en délibéré.
Pendant plus de deux heures, les avocats des quatre journalistes ont tenté de prouver que le dossier d’accusation était vide.
Le ministère public s’est basé sur un message téléphonique échangé par une des journalistes d’Iwacu avec un collègue basé au Kenya. Dans son message, la journaliste déclare « aller aider des rebelles ». Une simple plaisanterie selon la défense, à prendre au second degré donc. Dans un autre message, la journaliste avait d’ailleurs déploré que « ces rebelles venaient menacer la paix au Burundi ».
Le procureur n’a en effet jamais réussi à prouver que les journalistes avaient eu un quelconque contact avec des rebelles. En première instance, l’absence de preuve avait entraîné une requalification des chefs d’inculpation. D’abord accusés de complicité, les journalistes avaient finalement été jugés coupables de « tentative de complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».
Pour l’avocat des journalistes, Maître Clément Retirakiza, « l’accusation n’est pas fondée ». Il demande donc l’acquittement.



