Covid-19 : quel bilan en France et dans le Monde ?
CORONAVIRUS FRANCE. L’épidémie de coronavirus continue de freiner en France, notamment dans les services de réanimation. Toutefois, quatre scénarios sur l’évolution future de la pandémie sont envisagés par le Conseil scientifique. Dans le pire des cas, une deuxième phase de confinement serait recommandée.
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- Dernier bilan du coronavirus
- Les scénarios du Conseil scientifique
- La chloroquine n’aurait “pas d’effet bénéfique” d’après l’étude Discovery
- Infos en direct
Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
La Direction générale de la Santé et son agence Santé publique France ont dévoilé le dernier bilan du coronavirus ce vendredi 5 juin 2020. Dans les hôpitaux, la situation continue de s’améliorer avec moins de patients pris en charge et moins de malades du coronavirus dans les services de réanimation. Voici les principaux chiffres :
- 153 055 personnes testées positives au coronavirus
- 29 111 décès, soit 46 de plus en 24 heures, dont 18 761 décès à l’hôpital
- 12 696 hospitalisations en cours, soit 405 de moins en 24 heures
- 1 094 personnes actuellement en réanimation, soit 69 de moins en 24 heures
- 70 504 personnes sorties de l’hôpital
NB : ces données ne prennent pas en compte les décès en Ehpad depuis mardi 2 juin.
Quels sont les quatre scénarios envisagés par le Conseil scientifique ?
Le dernier avis du Conseil scientifique a été rendu et ses membres ont élaborés quatre différents scénarios, classés du plus optimiste au plus pessimiste, pour anticiper le futur proche du coronavirus en France. Pour l’heure, le pays réussit à se sortir de la crise sanitaire, mais il le Conseil ne souhaite pas exclure le pire, même s’il est aujourd’hui peu probable que le 4e scénario advienne. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a évoqué ces différents scénarios ce vendredi sur l’antenne de France Inter. “Nous pensons que c’est le scénario numéro 1, celui d’un contrôle de l’épidémie, qui est le plus probable. Le scénario 4, le plus grave, c’est celui qu’on ne veut pas voir : faisons tout pour ne pas y arriver. Il serait extrêmement difficile d’avoir un nouveau confinement généralisé”, a-t-il expliqué. Voici les quatre scénarios du Conseil scientifique :
- Le premier correspond au maintien de la situation actuelle, à savoir une épidémie maîtrisée avec l’apparition de foyers épidémique que l’on parvient à garder sous contrôle, notamment grâce aux tests et au maintien des mesures sanitaires, à l’image des gestes barrières.
- La deuxième situation serait similaire à la première, mais avec des foyers épidémiques plus intenses, pouvant laisser envisager la perte du contrôle des chaînes de transmission. Le coronavirus serait alors localement moins maîtrisé par les autorités sanitaires.
- Le troisième scénario correspond au retour progressif de l’épidémie sur la France, avec de nouvelles chaînes de contamination non-contrôlées et des indicateurs allant en se dégradant. Des mesures au niveau national pourraient être envisagées.
- Enfin, quatrième possibilité : la perte de contrôle de l’épidémie avec une dégradation critique des indicateurs et le choix entre un reconfinement de la population pour minimiser la mortalité directe ou un maintien de l’activité sociale et économique, mais accompagné d’une mortalité direct importante.
La chloroquine n’aurait “pas d’effet bénéfique” d’après l’étude Discovery
La controverse autour de la chloroquine s’intensifie alors que les responsables de l’essai clinique britannique Recovery ont annoncé ce vendredi que la molécule n’aurait “pas d’effet bénéfique” pour les malades infectés par le coronavirus. Ils ont par ailleurs décidé l’arrêt “immédiat” de l’intégration de nouveaux patients dans leur essai. L’étude Recovery a testé d’autres traitements dont les conclusions sont encore attendues. Les scientifiques s’intéressent de près au Tocilizumab, un anti-inflammatoire qui peut aider à freiner l’emballement immunitaire responsable des complications respiratoires du Covid-19. De son côté, le docteur Mandeep R. Mehrale, coordinateur de l’essai sur l’hydroxychloroquine publié par The Lancet, a reconnu des failles dans l’étude. “Je n’ai pas fait assez pour m’assurer que la source de données était appropriée. Pour cela, et pour toutes les perturbations – directes et indirectes –, je suis vraiment désolé”, a-t-il déclaré. Les premières conclusions de cet essai avançaient que la molécule était inefficace voire dangereuse pour les patients infectés par le coronavirus.



