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Barcelone cale à Séville et laisse filer deux points dans la course au titre

Auteur d’un sans faute depuis la reprise de la Liga, le FC Barcelone a laissé filé deux points potentiellement précieux dans la course au titre sur la pelouse de Séville (0-0). Le Real Madrid aura l’opportunité de revenir à hauteur dimanche.

On y a cru. A regarder attentivement la première demi-heure on se disait, enfin, que Setien était parvenu à installer du jeu à son équipe. Que le club catalan allait renouer avec son ADN pour proposer ce football si soyeux et létal. Assez vite, son 4-3-3, modulable en 4-4-2 sans ballon, prenait la mesure de l’entrejeu sévillan.

Busquets, dans un fauteuil (15 ballons récupérés pour lui ce vendredi) juste devant la défense, mais surtout Rakitic et Vidal étouffaient leurs adversaires avec un pressing ultra-rapide et une maximisation des espaces. Chaque ballon perdu était récupéré dans les secondes qui suivaient pour ensuite être exploité avec justesse.

Jeu plutôt léché et orienté vers l’avant qui accouchait de plusieurs opportunités, toujours avec le même scénario. Vidal jouait de son physique pour exploiter au mieux les espaces, Rakitic lui, essayait d’apporter du liant vers l’attaque.

Constamment bien placé, il distillait quelques belles passes, feintait quand il le fallait et tentait même une ou deux acrobaties bien senties. Enfin, Messi menait le reste à la baguette pour mener le danger.

Mais, pas épargné par l’arrière-garde andalouse, il ne parvenait pas à s’introduire dans la surface. La preuve par les chiffres : 16 fautes commises par les Sévillans.

Et c’est là le pire. Malgré la bonne première demi-heure dans le jeu, ils n’ont pas réussi à imposer ce ton à la catalane. Résultat, leurs meilleures occasions étaient sur coup franc. Une fois repoussé par la tête de Koundé – Vaclik était battu – (21e), une autre par le doigt du portier alors que la gonfle s’approchait dangereusement de la lucarne (73e). Ces coups d’éclats auront été les seuls, au final du Barça. Évidemment, on ne peut s’empêcher la comparaison avec un Real Madrid tranquille même sans briller hier soir contre Valence.

Et face à l’équipe de Zidane, les qualités Blaugrana ont l’air bien maigres. Certes, l’adversaire sévillan était coriace (cinquième défense du Championnat), mais pour remporter le titre, il faut arriver à surpasser toutes les équipes, et ce, même dans un jour sans. Ce vendredi, le Barça a montré qu’il n’en était pas forcément capable.

Le Real Madrid pourrait en profiter

On aurait pu citer Griezmann, à qui Setien avait préféré Braithwaite, et dont l’entrée a fait du bien. Mais celui qui a du le plus apprécier sa soirée devant son poste de télévision, c’est bien Zidane. Puisque le crédit d’avance de deux points que comptaient les Barcelonais sur le Real a déjà fondu. Et soyons honnête, cela ne surprend guère. C’est incontestable sur le terrain, les formations de Setien et Zidane n’ont rien à voir.

Pas la même approche tactique, pas le même sentiment de facilité, pas le même réalisme et surtout pas la même solidité (voir plus bas). Non vraiment, le Barça, depuis la reprise, ne semble pas être l’égal du Real. Pourtant mathématiquement il l’est. Mieux encore, il conserve trois points d’avance, mais avec un match de plus. Les compteurs pourraient donc rapidement être remis à zéro. Pour un final toujours plus exaltant.

Ocampos a eu les occasions

Contre toute attente, c’est sans doute les hommes de Lopetegui qui peuvent nourrir le plus de regrets sur ce match. Dans le jeu, et ce même s’ils ont souffert tactiquement en début de partie, ce sont bien eux qui se sont procuré les meilleurs opportunités, Ocampos en tête. L’Argentin, homme providentiel du troisième de Liga cette saison, a dû batailler face à Semedo pour passer. C’est donc logiquement quand il tentait par le côté droit que ça fonctionnait.

Encore fallait-il franchir le dernier rempart. Mais Ter Stegen était en mission ce soir. Celle d’éviter coûte que coûte que le navire catalan prenne l’eau. Alors il mettait la main à la pâte. Littéralement. Par deux fois, il dégoûtait l’ailier. En arrêtant en deux temps une frappe en bout de course (83e), mais surtout en envoyant balader, du poing une frappe surpuissante en angle fermé (55e). Ce vendredi, le monopole des occasions franches étaient frappées du tampon de l’Albiceleste.

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