D’après un rapport de la Fondation International Cocoa Initiative (ICI), le travail des enfants a augmenté de près de 20% en Côte d’Ivoire entre la mi-mars et la mi-mai, période pendant laquelle les écoles étaient fermées. Plus généralement, le phénomène est en augmentation depuis dix ans, selon les organisations non-gouvernementales, mais le gouvernement ivoirien désire afficher ses progrès dans la lutte contre le travail des enfants.
La police a annoncé avoir porté secours à onze enfants et deux adolescents, qui travaillaient illégalement dans des plantations cacaoyères dans le sud-ouest du pays, les plus jeunes étaient âgées de dix ans. C’est une opération conjointe menée dans le département de Sassandra par les équipages de San-Pedro et de Soubré qui a conduit à l’arrestation de trois cultivateurs, accusés de faire travailler illégalement des enfants dansdes plantations de cacaoyers.
« Ces enfants logiquement devaient être à l’école. Mais ils sont en dehors de l’école et ils ont été pris sur le fait parce qu’ils étaient dans une plantation de cacao en train de casser les cabosses et cueillir même le cacao », explique le commissaire Luc Zaka, à la tête de la sous-direction de la police chargée de lutter contre le trafic des enfants.
Selon les ONG spécialisée, plus d’un million d’enfants travailleraient dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest, un phénomène qui s’aggrave avec la paupérisation des cultivateurs. Mais la police ivoirienne explique vouloir faire la différence entre les enfants qui aident les parents dans les champs pendant le week-end, et ceux qui travaillent à plein temps et sont victimes de trafics.
« Mais on choisit les jours pour faire les opérations. La preuve, l’opération menée mardi. Le mardi, on se dit que c’est un jour ouvrable, puisque l’école a repris. Et si l’enfant est retrouvé dans une plantation, cela veut dire qu’il n’est pas scolarisé », détaille le commissaire Luc Zaka.
Dans le cadre cette lutte, six antennes spécialisées de la police ont été installées sur le territoire ivoirien en mars dernier : « Depuis les frontières même, le combat doit être mené. C’est pourquoi l’implantation des antennes à l’intérieur est vraiment un élément efficace pour lutter contre ce phénomène. »
rfi



