Une autre réunion est prévue le 3 février à Accra (Ghana) pour statuer sur la situation au
Burkina Faso. À l’ouverture des travaux, le président Ivoirien, Alassane Ouattara, a soutenu que « notre région est confrontée à une crise politique. Nous sommes réunis en session
extraordinaire pour rechercher des solutions à cette nouvelle crise qui menace nos acquis démocratiques, économiques et notre modèle d’intégration ».
« La détérioration de la situation politique dans notre région devrait être un sujet de
grande préoccupation pour nous tous. A cela s’ajoute l’environnement de sécurité complexe
occasionné par les attaques terroristes et les pandémies, qui nous présente une situation
toxique », a déclaré le président de la CEDEAO, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Il a expliqué que cette évolution « nous indique que tout le monde n’accepte pas la démocratie comme moyen de gouvernance préféré.
Nous avons encore du travail à faire pour convaincre ces personnes que nous sommes
tous plus en sécurité sous la démocratie ». L’institution sous régionale composée de 15
nations avait déjà menacé le Burkina Faso aux premières heures du coup d’État qui a commencé par une mutinerie. Peu avant l’ouverture du sommet, le chef de la diplomatie du Niger, Hassoumi Massaoudou, a déclaré à la chaîne France 24 que « nous
sommes déterminés au niveau de la CEDEAO à faire en sorte que l’expérience de confiscation du pouvoir par une junte militaire soit un échec au Mali, au Burkina et partout ailleurs dans notre espace ».
La Cedeao suspend Le Burkina Faso de ses instances
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