Un vieux problème qui résurgit alors que le TER est mis en circulation depuis le 27 décembre dernier. Un auditeur indépendant a été désigné. Il sera en mission à Dakar du 28 février au 3 mars 2022.
La BAD, bailleur principal du projet avec l’Agence française de développement (AFD), a engagé cette mission de vérification sur recommandation de son Mécanisme indépendant de recours (MIR). Celui-ci a été saisi d’une plainte, en juin 2019, par l’ONG Lumière synergie pour le développement (LSD) et le Collectif des personnes impactées par le TER.
Dans leur recours, rapport le MIR, repris par Le Quotidien de ce lundi 21 février, les suspects pointent un « non-respect des politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la BAD en ce qui concerne le processus de réinstallation ». Ils affirment aussi que « le processus de consultation était insuffisant et la réinstallation inéquitable ».
À la réception de la plainte, le MIR a d’abord tenté de rapprocher les parties. Il s’agit de l’Agence nationale de promotion des investissements et des grands projets (APIX), pour l’Etat, et les suspects (LSD et Collectif) représentant 1556 personnes concernées par le projet.
Les négociations requises en février 2020 n’ont pas abouti à un accord. « Le MIR a (alors) clôturé le processus de médiation en novembre 2021 ».
« Ce contexte, et conformément au paragraphe 57 des Règles de procédure opérationnelle du MIR de 2021 (Règlement du MIR), et également faisant suite à une demande des suspects en janvier 2020, le dossier a été transféré à la fonction de vérification de la conformité », informe l’organe de la BAD. Lequel, jugeant que « la plainte satisfaite aux critères d’éligibilité », a recommandé « une vérification de la conformité du projet ».
Avec lequotidien



