La Russie a déclenché ce jeudi 24 février une attaque massive contre l’Ukraine, à laquelle les Occidentaux ont répliqué par de nouvelles sanctions.
Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le président américain Joe Biden a pris la parole ce jeudi soir. Vladimir Poutine va devenir « un paria sur la scène internationale », a-t-il estimé lors d’une conférence de presse depuis la Maison Blanche. Si les États-Unis n’envoient pas de soldats en Ukraine, ils continuent de frapper au portefeuille.
Les autorités américaines ont ciblé les deux plus grandes banques du pays, Sberbank and VTB Bank. Le géant de l’énergie Gazprom et d’autres grandes entreprises du pays – 13 au total – ne pourront plus pour leur part lever d’argent sur les marchés financiers occidentaux. Une sanction qui avait déjà été prise contre le gouvernement russe lui-même.
Sanctions « massives » de l’UE
Réunis en sommet, les dirigeants européens ont également approuvé des sanctions « massives » contre la Russie, sans toutefois aller jusqu’à exclure le pays du système d’échanges bancaires internationaux Swift. « Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent », a promis la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. C’est le train de sanctions le « plus sévère jamais mis en oeuvre » par l’UE, a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.
Il s’agit notamment de limiter drastiquement l’accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, entravant la capacité de Moscou d’y refinancer sa dette. L’UE va aussi réduire l’accès de la Russie à des « technologies cruciales », en
la privant de composants électroniques et de logiciels, de façon à « pénaliser gravement tous les pans de l’économie russe », a précisé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Les mesures couvriront les biens à double usage (à la fois civil et militaire), les secteurs de l’énergie et des transports, de nouvelles sanctions contre des individus (gel des avoirs, blocage des visas). Elles s’ajouteront à celles déjà entrées en vigueur mercredi soir, notamment contre des personnalités proches de Poutine.
Avec Rfi



