Le mercredi 2 mars, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté par une très large majorité une résolution exigeant que la Russie cesse immédiatement de se déployer à la force contre l’Ukraine ; 141 pays ont approuvé ce texte, 5 s’y sont opposés et 35 se sont abstenus. Plus de la moitié de ces derniers étaient des pays africains.
Il y a une certaine prudence à ne pas s’engager dans un camp ou dans l’autre dans un conflit qui ne concerne pas directement les États africains, souligne le professeur Mor Ndao, historien sénégalais : « Il est difficile de prendre position parce que la Russie a gagné de façon significative à l’accompagnement des mouvements de libération nationale de l’Angola, du Mozambique, de la Guinée-Bissau, du Cap-Vert, de l’Afrique du Sud. Le cordon ombilical n’a jamais été coupé. Et l’Otan et le bloc occidental ont un certain contentieux avec les États africains, notamment par exemple sur la gestion de la crise libyenne et ses répercussions sur la géopolitique du Sahel en Afrique. Donc je crois que c’est tous ces aspects qui invitent les États africains à une certaine distance par rapport à ce conflit. C’est une position sage qui permet même à l’Union africaine de se déclarer coupable et d’être un acteur en matière de conciliation et de médiation”.
Avec RFI



