Après deux ans d’absence, les pèlerins guinéens se préparent pour le hadj

Les premiers pèlerins musulmans sont partis à La Mecque pour le hadj, prévu début septembre. En 2014, les trois pays touchés par l’épidémie Ebola, Liberia, Sierra Leone et Guinée n’avaient pas reçu les visas, à cause des risques de contagion. En 2015, l’interdiction ne concernait que la Sierra Leone et la Guinée. Mais cette année, les autorisations ont été données pour les fidèles de tous les pays de l’ex-zone Ebola.

« C’est avec joie et fierté que la Guinée a accueilli la levée de l’interdiction pour le hadj 2016 », s’est félicité Abdoul Karim Dioubaté, le secrétaire général aux Affaires religieuses. Satisfaites, les autorités ont inscrit 6 000 Guinéens pour participer au pèlerinage. Les premiers avions ont décollé lundi 22 août, d’autres convois suivront jusqu’à la fin du mois.

Car depuis juin, Ebola a disparu des trois pays touchés par l’épidémie, selon l’Organisation mondiale de la santé. Après deux ans d’absence également, 800 Léonais devraient partir pour La Mecque, même si le gouvernement de la Sierra Leone avait demandé 3 000 places, pour un pays à 70 % musulman.

Ces mesures de restrictions avaient pourtant épargné le Liberia en 2015. Une centaine de fidèles avait pu se rendre en Arabie saoudite, car le pays avait été déclaré « free ebola » par l’OMS quelques mois plus tôt, avant qu’une nouvelle flambée de l’épidémie ne ressurgisse en novembre, après le pèlerinage.

« Les préparatifs se passent très bien »

Faciney part ce mercredi. La levée des sanctions a été « un ouf de soulagement », dit-il. Aucune mesure particulière n’a été prise pour les pèlerins en provenance des pays ex-Ebola, ajoute-il. « Les préparatifs se passent très bien. Tout le monde est regroupé au niveau du centre islamique à Donka. Et puis arrivés là-bas, les listes sont affichées. Et les passeports sont remis à chaque pèlerin, à partir du centre islamique, qui s’embarque dans les bus pour l’aéroport. »

S’il s’avoue être un peu inquiet après la bousculade de l’année dernière, il estime que « les autorités saoudiennes en ont tiré des leçons et ont pris d’autres mesures ». Mais aucune consigne spéciale n’a été donnée malgré le drame. En revanche, les pèlerins suivent des « séances de sensibilisation », au centre islamique. « En ce qui nous concerne, dimanche dernier nous étions regroupés pour des cellules de sensibilisation. Comment il faut se comporter, les différents lieux, ce qu’il faut faire, etc. Donc des consignes sont données quand même et des séances de sensibilisation ont été organisées. »

rfi