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Liban: la tension remonte, le pouvoir peine à rebondir

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mediaDes soldats de l’armée libanaise montent la garde à Beyrouth, le 30 octobre 2019.. REUTERS / Mohamed Azakir

Au Liban, la mobilisation populaire se poursuit pour la 15e journée consécutive malgré la démission du Premier ministre Saad Hariri mardi.

Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

L’accalmie n’aura duré que quelques heures. Après la réouverture de la plupart des routes mercredi et la levée des barrages qui paralysaient le paysdepuis le 17 octobre, la tension est remontée en début de soirée.

Un groupe de manifestants venus du centre-ville de Beyrouth a coupé une artère principale qui relie les secteurs est et ouest de la capitale, au même endroit où de violents affrontements les avaient opposés la veille à des habitants du quartier proches du Hezbollah et du mouvement chiite Amal.

Mêmes scènes dans d’autres villes et régions du pays. Dans le nord du Liban, l’armée est intervenue pour empêcher le blocage d’une place importante, en tirant en l’air et en lançant du gaz lacrymogène avant de se retirer. Au milieu de la nuit, le pays était de nouveau paralysé.

Ce regain de tension a poussé les écoles qui avaient décidé de rouvrir leurs portes après deux semaines de suspension des cours à rester fermées. Même chose pour les universités.

Ces développements sont intervenus quelques heures après une parade dans les rues de Beyrouth de centaines de partisans du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri, qui est également le chef du plus grand parti sunnite.

Le retour de la tension a été précédé d’une vague de rumeurs démenties sur l’intention des partis chiites d’organiser une grande manifestation de soutien à leurs leaders, ou encore sur l’instauration de l’état d’urgence par l’armée.

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