Lors de la 4ème Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), organisée récemment à Séville, en Espagne, la Confédération des États du Sahel (AES) s’est prononcée pour un renforcement substantiel de la coopération Sud-Sud. Cet appel à une solidarité particulière entre pays africains et plus largement parmi les États du Sud est justifié par les nombreuses opportunités économiques et stratégiques que pourraient générer des échanges accrus dans des domaines clés comme la science, l’innovation et la technologie. Selon l’AES, il est essentiel que les investissements réalisés répondent prioritairement aux besoins réels des États membres tout en respectant leur souveraineté nationale. L’organisation souhaite intensifier les collaborations dans les secteurs d’avenir tels que la transformation agricole, l’industrialisation durable et la transition vers une énergie propre.
Réformer les institutions financières internationales
L’AES, par la voix du Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, a également plaidé pour une réforme audacieuse des institutions financières internationales. Ces réformes, jugées indispensables, permettraient de mieux répondre aux réalités économiques et sociales des pays africains. Aujourd’hui, les mécanismes classiques de financement révèlent leurs limites, notamment en période de crise sécuritaire et humanitaire. L’AES insiste sur l’importance d’adapter les politiques financières internationales afin qu’elles deviennent de véritables leviers de développement pour les pays du Sahel. Des changements courageux dans ces institutions représenteraient une réponse innovante et concrète aux défis multiples auxquels fait face cette région vulnérable du continent africain.
Avec Maliactu



